Essais libres, qualifications, sprint… les week-end de Formule 1 ne se limitent pas à la course. Sur les 24 circuits de cette saison 2025, c’est du vendredi au dimanche que les pilotes roulent et façonne leur stratégie. Cette année, 6 circuits ont intégrés la course Sprint… mais alors comment s’y retrouver ? On vous explique tout dans ce guide « La F1 pour tous »…

Généralement, les 24 Grands Prix de la saison suivent le même format. Le week-end commence le vendredi avec les essais libres 1 et 2, aussi appelés Free Practice (FP1 et FP2). Le samedi matin, une troisième séance d’essais libres se déroule également (FP3). Cette année, 6 Grand Prix intègrent la Course Sprint, Chine, Miami, Belgique, États-Unis, Brésil et Qatar. Dans le cadre de ces week-ends, légèrement différents, la FP2 est remplacée par des qualifications et la FP3, par la course Sprint.

À quoi servent les essais libres ?

Pas d’actions bluffantes, de dépassements légendaires ou de grand spectacle lors des Free Practices. Ce n’est pas l’objectif des essais libres. L’intérêt c’est d’abord, pour l’écurie, de vérifier que tout est ordre sur la monoplace pour le week-end. Mais aussi, pour le pilote de s’acclimater au circuit sur lequel il va performer. La plupart du temps, les pilotes partent sur des longs « runs » avec une voiture chargée en essence lors du premier essai libre du vendredi. Le lendemain, c’est souvent en conditions de course que les essais libres 2 sont réalisés. L’objectif : analyser le comportement de la voiture avec plus ou moins d’essence. Enfin, lors des derniers essais libres (FP3), les pilotes sont davantage en recherche de performance en vue des qualifications.

Mais alors, quand il y a la course Sprint ?

Depuis 2021, c’est la petite nouvelle. Elle a révolutionnée le format traditionnel des week-end de Formule 1. C’est une « petite » course, puisqu’elle en moyenne 3 fois moins longue que le GP habituel. Comme une course classique, l’objectif est de se battre pour la 1ère place. Elle reste cependant bien moins importante pour les pilotes et les écuries, car elle rapporte moins de points. (8 points pour le 1er, …, 1 point pour le 8ème). Elle diffère de la course du dimanche sur d’autres points : par exemple, le changement de pneus et l’arrêt au stand ne sont pas obligatoires.

La course Sprint chamboulent l’organisation d’un week-end « standard » puisque les qualifications de la Sprint viennent remplacer la FP2 et la course est en guise de FP3. Il n’y a donc qu’un seul essai libre. Cette saison, on retrouve la Sprint sur 6 Grand Prix. Ce format offre aux fans un nouveau rendez-vous a suspense. En moyenne elle dure 25 à 30minutes.

Et les qualifications alors ?

Les qualifications, premier moment décisif pour la compétition. Elle se déroule le samedi et c’est un peu « la course avant la course » comme aiment le dire les amateurs de F1. C’est cette étape qui détermine la grille de départ pour la course du dimanche. Ici, c’est le temps au tour qui compte, ainsi le pilote qui réalise le meilleur chrono partira en pôle position (P1) du Grand Prix le lendemain.

Les qualifications se déroulent en 3 temps. Les 20 pilotes participent à la première session qui dure 18 minutes. A l’issue de cette Q1, les 5 pilotes les plus lents sont éliminés et ne participeront pas aux Q2 et Q3. Ils seront positionnés de la 16 à la 20ème position sur la grille de départ du GP. Même système à l’issue de la Q2 qui dure 10 minutes, ce sont les 10 meilleurs qui accèdent à la Q3. Enfin, ils vont se battre pendant 12 minutes en Q3 pour obtenir la meilleure place, voire même, la pôle. Vous l’aurez compris, ces qualifications donnent un avant goût du classement final du Grand Prix. C’est d’autant plus vrai sur des circuits où les dépassement sont mission impossible. C’est le cas à Monaco par exemple, où la plupart du temps, le classement final reste quasiment identique aux résultats des qualifications.

Et enfin… la tant attendue course finale !

C’est le véritable rendez-vous de tous les fans. Devant leurs écrans, entre amis, sur les circuits, c’est celle qu’on attend tous. Les 20 pilotes prennent place sur la grille de départ (dans l’ordre des résultats des qualifications… si vous avez bien suivi !). Ils s’élancent alors pour la plus longue course du week-end. L’objectif est de réaliser 305 km au total. Le nombre de tour varie d’un circuit à l’autre. En effet, il faut seulement 44 tours sur un long circuit comme celui de SPA-Francorchamps (6,947 km), quand il en faut 72 aux Pays Bas qui possède un circuit bien plus court (4,259 km).

Dans cette course l’objectif est simple : arriver le premier (et oui.. c’est une course quoi). Mais c’est en réalité un peu plus complexe que ça, et c’est d’ailleurs tout ce qui fait la beauté du sport automobile. En effet, la course est rythmée par des arrêts au stand (aussi appelé « pit stop »), la gestion des pneus, la stratégie entre pilotes et ingénieurs… mais tout ça, on aura l’occasion de l’aborder dans les prochains articles de ce guide « La F1 pour tous ». A l’issue de la compétition, les 10 premiers pilotes remportent des points.

Le 1er reçoit 25 points, le 2ème : 18 points… jusqu’au 10ème : 1 point. Et ce sont ces points là qui permettent d’aller chercher le titre de Champion du Monde pilote, mais aussi le titre de Champion du Monde constructeur. Cette fois-ci pour l’écurie, grâce au cumul de points de ses deux pilotes. La victoire ne fait donc pas tout, un pilote qui a remporté plus de Grand Prix n’est pas assuré d’être champion du monde si un autre pilote a été plus régulier et cumuler davantage de points. La course se conclut par le podium pour les 3 meilleurs. Leurs trophées sont remis du 3ème au 1er, puis les pilotes s’aspergent de champagne comme le veut la tradition.

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