Alors que la bataille bat son plein entre les pilotes Mclaren pour le titre de champion du monde, les « Papaya Rules » qui régissent l’équipe orange font face à plusieurs polémiques.
Mais alors, que signifient ces « Papaya Rules » et quelle influence ont-elles sur les courses et les pilotes ?
Qu’est-ce que les « Papaya Rules » ?
Les « Papaya Rules » peuvent être d’une certaine façon qualifiée de « team orders » mais spécifiquement pour l’équipe Mclaren. Elles font référence à la couleur orange de leur monoplace. Il s’agit de faire ce qui est le mieux pour l’équipe. C’est-à-dire aucun contact en piste entre les deux pilotes et veiller à ce qu’ils bénéficient de conditions de course équitables.
Introduites en 2024, elles ont pour but de ne pas choisir un pilote favori pour ainsi les laisser se battre et avoir toutes leurs chances pour le titre. Aujourd’hui, aux yeux des fans, ces règles montrent parfois un avantage donné à l’un des pilotes comme à l’autre. Zak Brown, directeur exécutif de Mclaren, a clarifié le terme, au grand prix de Monza 2024.
C’était après un incident entre les deux pilotes, laissant la victoire à Charles Leclerc (Ferrari). « Les Papaya Rules, c’est courez contre son coéquipier de façon dure, mais courez proprement, ne vous touchez pas. Cela s’est produit. C’était un dépassement agressif donc c’est une conversation que nous aurons« .
Lando Norris, quant à lui, avait déclaré, qu’il s’agissait simplement de « ne pas se rentrer dedans« . La différence entre ses deux déclarations montre bien un problème de communication au sein de l’écurie.
L’impact de ces « Papaya Rules » sur la saison 2025
En 2025, les choses ont changé, les deux pilotes se battent dorénavant pour le titre. Les « Papaya Rules » ont donc une tout autre signification et un tout autre enjeu. Andrea Stella, le team principal, avait déclaré en 2024 à la BBC : « Il s’agit uniquement d’une course sans risques, sans contact entre les deux Mclaren et dans le respect mutuel« . Il a réitéré cette affirmation cette saison alors que les pilotes n’avaient que 22 points d’écarts.
Cette « non prise de position » impact fortement les deux coéquipiers lors des courses. A Monza, il a été demandé à Oscar Piastri de redonner la position à Lando Norris, après un mauvais pitstop de celui-ci. À Silverstone, Piastri avait demandé la victoire à son équipe après avoir perdu la tête de la course. C’était à cause d’une pénalité jugée injuste par le pilote. Cela lui a été refusé et Lando Norris a remporté la course.
Il est également important de rappeler le grand prix de Singapour, Lando Norris avait dépassé son coéquipier après une manœuvre jugée trop trop musclée par Piastri. Celui-ci avait alors demandé de récupérer sa position, mais il n’a jamais eu de retour. Cette action de Norris, lui aura valu des répercussions. Piastri avait ainsi obtenu le droit de choisir la position de sortie des voitures dans la voie des stands pour les qualifications. Après l’incident survenu à Austin lors de la course sprint où les deux voitures ont abandonné, ces répercussions ont été suspendues.
À lire aussi : RACE DAY : Le GP du Brésil
L’opinion de l’équipe
Les « Papaya Rules » ont donc une grande importance sur l’influence des courses, mais par ailleurs sur les pilotes. Nous pouvons nous questionner sur leur relation. Piastri a d’ailleurs répondu dans une interview pour Beyond The Grid : « C’est la même relation qu’avant, voire même meilleur qu’elle ne l’a jamais été. On a la même mentalité : ce qui se passe en piste reste en piste« .
Zak Brown a déclaré après le grand prix du Mexique dans le même média : « Je préfère qu’un autre pilote nous batte plutôt que de favoriser l’un de mes pilotes« .
À l’aube de la fin de saison, Mclaren, déjà championne du monde constructeur, serait-elle prête à laisser passer le titre pilote au profit de Max Verstappen (RedBull) pour éviter de privilégier l’un de ses pilotes ? C’est toute la question.









