Comme depuis toujours, les 24 h du Mans sont un laboratoire de technologies pour l’automobile. L’hydrogène devait arriver en 2026, mais celle-ci a été retardée pour 2028. Toyota, déjà engagé, s’impatiente de l’absence de règlement. Découvrez cette future catégorie ainsi que les prototypes existants.

Le premier prototype de la mission H24

Présentée et lancée en septembre 2018, cette mission a pour objectif de développer et d‘innover sur les prototypes hydrogène.

La première voiture est présentée en 2018 : la LMPH2G (Le Mans Prototype Hydrogène Gazeux). Elle avait pour objectif de faire des essais en Michelin Le Mans Cup et un ravitaillement avec une station mobile H2.

Avant ce roulage, l’équipe a dû faire passer son prototype par les crash tests obligatoires de l’ACO et de la FIA.

Sur le circuit de Spa-Francorchamps en 2019, elle a bouclé 20 tours, soit 140 km, et effectué quatre ravitaillements.

Le deuxième prototype

La deuxième voiture est la H24 qui est de 2021. Son objectif était de participer à plusieurs courses en Michelin Le Mans Cup.

En 2022, elle participe à plusieurs manches du championnat : Imola, Road to Le Mans et Portimão. Elle est considérée comme voiture innovante et ne participe pas au championnat mais roule juste lors des courses. Le but est de rendre la voiture fiable et performante à la fois.

Par exemple, lors de la dernière manche du championnat à Portimão, le prototype roulera en 1:48:399, soit 10 secondes derrière la meilleure LMP3 et 4 secondes derrière la GT3 la plus lente.

Le troisième prototype

La H24EVO a été présentée lors des 24 h du Mans 2024 et prendra la piste lors de tests en avril 2026. Son objectif est de rivaliser avec les meilleurs LMGT3.

Jean-Michel Bouresche, coprésident de Mission H24, a déclaré :

« L’objectif que nous nous sommes fixés est que la H24EVO soit le 1ᵉʳ prototype électrique-hydrogène homologué FIA et qu’elle présente un niveau de performance équivalent aux meilleures GT3. Pour ce faire, nous devons intégrer les dernières technologies pour notamment disposer de la puissance nécessaire. J’en profite pour saluer la très forte implication de Symbio dans le programme H24EVO. »

Le prototype H24EVO utilise une pile électrique conçue par Symbio d’une puissance de 300 kW. Il intègre également deux réservoirs gazeux contenant au total 7,8 kg d’hydrogène. Une batterie de 400 kW accompagne la pile à combustible. Le châssis lui de son côté pèse 1300 kg.

Toyota déjà engagé

De son côté, la marque japonaise a dévoilé son concept hydrogène : le « GR LH2 Racing Concept ». Leur objectif est aussi de faire progresser la technologie dans le sport automobile pour atteindre la neutralité carbone.

Toyota ne cache pas sa volonté de prendre part à la catégorie hydrogène prévue en 2028. Mais l’écurie perd patience car l’ACO et la FIA ne proposent toujours pas de règlement clair. Le responsable de Toyota Gazoo Racing, Masato Hirai, déclare :

« Il n’y a toujours pas de règlement, alors comment construire une voiture ? »

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