Ferrari peut devenir l’équipe à suivre en 2026. Après une année 2025 compliquée, la Scuderia compte sur ces nouvelles réglementations pour à nouveau briller en F1, 18 ans après son dernier titre.
Le nouveau règlement Formule 1 2026 est sans doute l’un des plus drastiques de l’histoire de la discipline et Ferrari compte bien en profiter. Des moteurs hybrides, une voiture plus légère, la disparition du DRS… Une redistribution complète des forces, qui pousse à croire que tout le monde a sa carte à jouer.
Le poids de la Scuderia
“À Ferrari, la pression n’est pas un problème. C’est la norme”, déclare Frédéric Vasseur. L’écurie italienne est la seule écurie présente depuis 1950. La seule à avoir autant de fans investis. La seule aussi à avoir gagné autant de titres. Peut-elle se permettre d’enchaîner deux saisons ratées ? L’année passée, malgré quelques podiums constants, Ferrari n’a pas connu la première place. Impossible pour eux de suivre McLaren, Red Bull ou encore Mercedes, qui ont toutes trois décroché une victoire en 2025.
La dernière victoire remonte au Grand Prix du Mexique en 2024, remporté par Carlos Sainz. De son côté, Charles Leclerc joue sa place de leader dans l’équipe, “il predestinato” a pour but de montrer que Ferrari ne s’est pas trompé en lui faisant confiance. Lewis Hamilton, quant à lui, rêve d’un dernier titre mondial en rouge et Vasseur joue sa crédibilité de Team Principal à la tête de la Scuderia avec une voiture conçue à 100 % par son équipe.
Changement drastique
Après l’échec du concept aérodynamique développé entre 2022 et 2025, Ferrari part dans une refonte totale de sa monoplace. Vasseur s’exprime : “2026 est une opportunité unique. Si tu prends le bon virage, tu peux changer l’ordre établi.” Du plancher en passant par les suspensions ou encore des flancs au nouveau système d’aéroactive, tout a été revu. Le moteur aussi, priorité de l’écurie, a déjà pu être optimisé et testé en avance comparé à ses concurrents.
Le travail est axé sur la récupération d’énergie et le développement anticipé du MGU-K, pièce maîtresse de la nouvelle réglementation. “Le but n’est pas d’avoir une évolution de la monoplace de l’ère 2022 – 2025”, confirme Vasseur sur La Gazetta Ferrari, “La philosophie de la voiture de l’année prochaine sera complètement différente.”
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Une voiture 100 % made in Vasseur
Depuis son arrivée en 2023, le Français a pu constituer une nouvelle équipe. Loïc Serra, anciennement directeur performance chez Mercedes, est désormais à la tête de l’ingénierie de performance du châssis chez Ferrari. Ou encore Cohen Holland, ancien ingénieur aéro chez Red Bull qui exercera désormais ce poste en tunique rouge. Lors de la précédente “ère”, Vasseur devait constituer avec les monoplaces imaginées sous son prédécesseur, Mattia Binotto.
Cette année sera le premier bilan de l’ère Vasseur. La première fois qu’il est à la tête de la conception d’une monoplace Ferrari de A à Z. Même si les idées sont grandes, le Français reste humble sur la préparation des monoplaces : “Il ne faut pas être arrogant, nous n’avons aucune idée de ce que préparent nos concurrents.”
Le combat Hamilton – Leclerc
Sans doute le duo le plus impressionnant de la grille sur le papier. L’année dernière, aucun n’a su amener la Scuderia au premier plan. D’un côté, un septuple champion du monde qui aura à cœur de “terminer sa carrière en rouge” comme il se doit.
Avec une monoplace qu’il a pu, lui aussi, concevoir à l’aube des nouvelles réglementations. De l’autre, Leclerc possède une opportunité unique de se mesurer à armes égales face au plus grand pilote de sa génération. Il a l’occasion de montrer qu’il est un patron chez lui, chez Ferrari.
Essais à Barcelone : Ferrari encore derrière Mercedes
Lors des essais privés de pré-saison 2026 à Barcelone, Ferrari s’est principalement concentrée sur l’accumulation de kilométrage et de données avec la nouvelle SF-26, Hamilton et Leclerc partageant les séances dans des conditions mixtes entre pluie et piste sèche.
Malgré la domination de Mercedes dans les chronos, le britanique s’est montré au premier rang ce vendredi 30 janvier 2026, et l’équipe a bouclé un nombre conséquent de tours, 141 au total, sans problèmes de fiabilité majeurs. Hamilton a notamment souligné une « meilleure » préparation qu’en 2025, laissant entrevoir une équipe bien au travail avant les tests officiels à Bahreïn.









