Le motoriste Honda et l’écurie Red Bull ont mis fin à leur contrat l’année dernière. Red Bull est désormais équipée de son propre moteur (Red Bull Powertrains), accompagné par Ford. L’écurie autrichienne se lance dans l’inconnu à l’issue d’une saison 2026 placée sous le signe du changement.

Le partenariat entre les deux marques restera un bon souvenir pour les fans de Red Bull. Une collaboration qui a permis à l’écurie de remporter quatre championnats pilotes et trois championnats constructeurs. Débutée en 2019, elle a vu l’apogée de Max Verstappen et le passage de pouvoir avec l’hégémonie du moteur Mercedes. Le week-end dernier en Australie, Isack Hadjar a lancé la saison sur une casse moteur lors des premiers tours. Un évènement qui fait presque douter du nouveau partenariat.

Les raisons de la séparation

C’est à l’issue de la saison 2020 que le motoriste japonais, via son communiqué, annonce se retirer de la F1 : « Honda doit diriger ses ressources vers la recherche et le développement de la future unité de puissance et des technologies de l’énergie« . Finalement, ils accompagnent Red Bull jusqu’en 2025.

« Nous avions annoncé arrêter nos activités en Formule 1, mais après discussion avec Red Bull, ils ont souhaité que nous les maintenions. Nous sommes devenus une sorte de support technique en nous occupant encore de tout ce qui concerne l’unité de puissance. »

Koji Watanabe, président de Honda Racing via motorsport.com

Honda de retour… chez Aston Martin

Après avoir finalement accompagné Red Bull jusqu’en 2025, le motoriste japonais s’allie cette année à Aston Martin. Une collaboration qui n’a cessé de faire parler d’elle depuis le début des essais à Bahreïn. L’écurie de Lawrence Stroll s’affiche comme la mauvaise élève de la classe. Aston Martin est l’écurie ayant le moins roulé lors des essais (206 tours en trois jours). Lors du premier Grand Prix de la saison, les deux AMR26 ont été contraintes d’abandonner. La faute notamment au groupe propulseur du moteur Honda.

Honda pense que les vibrations sur la batterie ont été vraiment réduites depuis Bahreïn […] Nous essayons de faire de notre mieux et de faire autant de tours que possible pour aider l’équipe. »

Fernando Alonso à propos des multiples abandons de l’ARM26 à Melbourne

L’indépendance de RedBull

L’écurie autrichienne possède désormais son propre bloc moteur en partenariat avec Ford. Le premier Grand Prix à Melbourne n’a pas laissé une bonne impression de la nouvelle collaboration. Après seulement douze tours, Hadjar est contraint d’abandonner suite à une casse moteur. Cet incident intervient tout de même après des séances d’essais positifs de la part de Red Bull. « Ça fait partie du jeu. C’était la première course de notre moteur Red Bull-Ford. On sait qu’il y a beaucoup de travail à faire » déclare Laurent Mekies après l’abandon du pilote français.

Verstappen, parti de plus loin suite à une erreur en qualifications la veille, se montre optimiste : « C’était bien de reprendre la course et il y avait l’espoir qu’on puisse effectuer une belle remontée«  . Parti 20ème, le Néerlandais remonte à la 6ème place lors de la course du dimanche. Le prochain Grand Prix à Shanghaï ce week-end est l’occasion pour Red Bull de lancer sa saison en prouvant l’efficacité de son moteur. « Avec un week-end de Sprint, vous avez encore plus d’opportunités de réaliser de solides performances et c’est ce que je vais m’efforcer de faire. » déclare Isack Hadjar.

Quel avenir pour l’écurie ?

Le contrat entre Red Bull et Ford s’étend jusqu’en 2030. L’année où la Formule 1 veut atteindre la neutralité carbone. D’ici là, l’objectif de l’écurie est de ne pas faire regretter l’ère Honda. Certes, toutes les équipes cette année ont démarré sur une page blanche, mais Red Bull commence d’encore plus loin. Ils ne bénéficient pas de l’expérience d’un motoriste comme Mercedes ou Ferrari. Hodgkinson, ancien ingénieur Mercedes et désormais directeur de Red Bull Powertrains, axait son discours sur la fiabilité. Partant de 0, Red Bull s’attend désormais plus à une montée en puissance qu’à un départ canon.

Prochain rendez-vous pour les hommes de Laurent Mekies : Shanghai. Un circuit technique « offrant de nombreuses opportunités de dépassement » selon Max Verstappen. Le tracé a tendance à vite user la gomme, ce qui était déjà un problème à Melbourne. À l’écurie désormais d’apporter les modifications nécessaires pour réaliser un Grand Prix à la hauteur des espérances.

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