La FIA a officialisé la suppression des Grands Prix de Bahreïn et d’Arabie saoudite compte tenu de la situation géopolitique actuelle. Ce changement de calendrier entraîne des conséquences directes sur le championnat. On fait le point.
Le 14 mars dans la soirée, la FIA a annoncé l’annulation du Grand Prix de Bahreïn et de l’Arabie saoudite suite aux conflits militaires dans la région.
Sur les réseaux sociaux, un communiqué de presse a été publié par la FIA : « On a confirmé aujourd’hui qu’après de minutieuses évaluations, en raison de la situation en cours au Moyen-Orient, les Grands Prix de Bahreïn et d’Arabie saoudite n’auront pas lieu en avril », peut-on lire.
Cette déclaration laisse espérer la confirmation d’une nouvelle date plus tard dans l’année si la situation locale le permet. Mohammed Ben Sulayem, déclare « Espérer le calme, la sécurité et un retour rapide de la stabilité dans la région ».
Développement des monoplaces
Avec la nouvelle ère de 2026, la compréhension de la voiture est encore en cours. Le développement de celles-ci reste très important. Certaines écuries avaient d’ailleurs prévu d’apporter les premières grosses évolutions à Bahreïn, quatrième Grand Prix de la saison dans le calendrier.
Grâce aux six journées de tests hivernaux à Bahreïn, les écuries ont pu récolter un nombre important de données. Mais après l’annulation des deux Grands Prix au Moyen-Orient, il faudra maintenant attendre les Grands Prix sur le continent américain comme Miami (du 1er au 3 mai) ou encore Montréal (du 22 au 24 mai) pour voir arriver les nouvelles évolutions.
Avec l’incertitude qui régnait autour de la décision, certaines écuries avaient déjà décidé de retarder la production de nouvelles pièces. La pause de trois semaines offre du temps de développement en plus, donc un avantage considérable.
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Le système ADUO
Dans l’optique d’aider le retard des motoristes sur leur moteur thermique, la FIA a mis en place l’Additional Development and Upgrade Opportunities (ADUO). L’idée est de mesurer la puissance pure du moteur à combustion interne tous les six Grands Prix. Ceux se situant entre 2 % et 4 % derrière le moteur thermique le plus performant se voient attribuer une opportunité d’évolution supplémentaire de la part de la FIA. Ceux se situant à plus de 4 %, comme pourrait l’être Aston Martin, reçoivent deux évolutions supplémentaires.
Ainsi, avec 24 Grands Prix au calendrier, l’ADUO permettait aux motoristes en difficulté la possibilité d’introduire des améliorations à quatre reprises dans la saison.
Mais avec l’annulation de ces deux courses, l’opportunité de la première amélioration est repoussée. Initialement prévue à Miami, il faudrait attendre le Grand Prix de Monaco, le 7 juin, pour respecter l’échéance des six Grands Prix.
Néanmoins, des discussions seraient en cours au sein de la FIA pour garder la date initiale.
Le taux de compression
Prévu le 1er août, le test de taux de compression est finalement avancé au 1er juin. C’est le grand sujet polémique autour du moteur Mercedes. En effet, celui-ci respecte la limite de 16:1 lors des tests statiques à température ambiante mais il pourrait être plus élevé lors du fonctionnement, leur procurant ainsi un avantage non négligeable.
La FIA a alors proposé un compromis avec un test supplémentaire à partir du 1er juin à une température moteur de 130 °C, approuvé à l’unanimité. Les écuries qui profiteraient de ce facteur ont désormais cinq Grands Prix, en comptant l’Australie et la Chine, et non plus les sept initialement prévus pour bénéficier de ce ratio plus élevé.
Gardons le cas de Mercedes. On peut supposer qu’en piste, le ratio pourrait atteindre les 18:1 mais les valeurs seraient en réalité bien plus limitées. Il se pourrait alors que Mercedes n’ait pas besoin d’homologuer de nouveau leur moteur.
L’argent
Autre conséquence, et non des moindres : l’argent. L’annulation de deux Grands Prix dans le calendrier peut générer un impact financier. Les écuries de Formule 1 se partagent la moitié des frais payés par les promoteurs des courses.
Ceux de Bahreïn et d’Arabie saoudite sont estimés à 100 millions de dollars cumulés. Chaque équipe pourrait donc perdre plusieurs millions de dollars.
Ayao Komatsu, team principal de Haas F1, reconnaît l’impact financier : « Même dans le meilleur des cas, ce n’est pas négligeable. Dans le pire des cas, je ne dirais pas que l’impact est énorme, mais il sera notable.»
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Cette perte serait tout de même compensée avec la réduction des dépenses. L’annulation du Grand Prix de Bahreïn et d’Arabie saoudite entraîne moins de déplacements et moins de coûts pendant les deux week-ends.
À la suite du Grand Prix du Japon, le 29 mars, il faudra donc attendre 33 jours pour retrouver la Formule 1, à Miami le 3 mai.









