Les élections pour la présidence de la FIA se déroulent le 12 décembre prochain. Mais pour l’instant, un seul candidat : le président sortant Mohammed Ben Sulayem. Il a été annoncé comme le seul candidat légitime, mais cela suscite de vives polémiques.
Mohammed Ben Sulayem ou Mohammed Ben Sulayem, l’issu du scrutin ne semble pas laisser beaucoup de suspense. Pourtant, le résultat attendu le 12 décembre à Tachkent, en Ouzbékistan pourrait bien être retardé. Les opposants de l’Émirati ne baissent pas les bras et une enquête judiciaire est en cours pour analyser les procédures de l’élection.
Ils sont deux à avoir contesté l’annonce de la fédération. Tim Mayer, d’abord, qui avait officialisé sa candidature cet été. Il s’est retiré le 17 octobre dernier, pointant du doigt des règles trop strictes.
Une seule vice-présidente pour trois listes
Concrètement, pour pouvoir être éligible, il faut présenter une liste présidentielle complète avant le 24 octobre. Dans celle-ci, 11 noms doivent apparaître. Celui du président de la FIA, du président du Sénat, mais aussi sept vice-présidents chargés du sport sur une zone géographique précise.
Et c’est là que réside tout le problème. Il n’y a qu’une seule personne qui soit éligible au Conseil mondial du Sport automobile pour l’Amérique du Sud. Il s’agit de Fabiana Ecclestone, et elle est déjà dans la liste du président sortant.
L’américain Tim Mayer a donc déposé une plainte auprès du Comité d’éthique de la FIA, pour que le règlement soit assoupli à ce niveau-là.
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Encore un espoir pour Laura Villars
Et il n’est pas le seul. Laura Villars, candidate suisse s’est tournée vers la justice française pour se faire entendre. La jeune pilote de 28 ans conteste également le système.
Elle a obtenu une audience lundi dernier. Selon Le Monde, pendant sa plaidoirie, son avocat, Robin Binsard a dénoncé : « Il n’y a aucune transparence, aucune éthique, aucune démocratie« .
Il a également été annoncé qu’un jugement serait rendu le 3 décembre prochain, soit quelques jours seulement avant la date officielle de l’élection. La justice française examine donc les protocoles d’élection à la FIA, qui se veulent pourtant démocratiques.
C’est cet aspect démocratique que contestent Laura Villars et Tim Mayer. Ce dernier, bien que retiré de la course à la présidence, continue de militer pour des règles équitables. Selon Motorsport, lors d’une prise de parole au GP d’Austin, il a annoncé : « L’élection du président de la FIA est terminée, mais notre campagne ne l’est pas« .









