Chaque semaine, Möteur met en lumière un créateur de contenu qui contribue à faire vivre la Formule 1 autrement. Aujourd’hui, c’est l’histoire d’une passionnée qui a décidé de transformer un rêve en un projet concret, presque démesuré.

Elsa, alias @gpwithelsa, se prépare à assister aux vingt-quatre Grands Prix de la saison 2026. Une aventure ambitieuse qu’elle raconte et documente jour après jour sur les réseaux.

Son projet hors du commun

Quand Elsa parle de son projet, son enthousiasme est presque contagieux. À 24 ans, elle travaille dans la publicité, mais c’est aussi ailleurs que son cœur s’emballe vraiment. Sur les circuits du monde entier, là où la Formule 1 rythme ses week-ends et structure désormais ses ambitions.

« Passionnée par la F1 et ce qui l’entoure j’ai décidé de me lancer le défi de me rendre sur les 24 week-end de course de l’année 2026. » Une phrase simple, presque posée, qui cache pourtant un pari immense : celui de vivre une année entière au rythme d’un championnat mondial.

Cette passion, Elsa ne l’a pourtant pas choisie immédiatement. Enfant, elle se rappelle avoir « longtemps subi les dimanches après-midi où la télé était monopolisée pour la F1 par [son] père et [son] grand-père ». À l’époque, elle aurait préféré regarder ses dessins animés.

Puis l’enfance a laissé place à la curiosité, presque sans qu’elle s’en aperçoive, jusqu’au jour décisif : le Grand Prix d’Abu Dhabi 2021.

« Tout a basculé le 12 décembre 2021 lorsque Twitter s’est enflammé après le très controversé GP d’Abu Dhabi. J’ai suivi l’affaire de près, je voulais comprendre comment on avait pu en arriver là. Ça a été le déclic de ma passion. »


Chaque passion a son point de départ. Pour Elsa, il s’écrit en sept lettres : Hamilton. “Lewis depuis le premier jour !”, lance-t-elle immédiatement, comme si la réponse coulait de source.

Ce qui l’a touchée ? Le pilote, évidemment, mais aussi l’homme engagé, inspirant, constant. Elle assume pleinement son admiration, même lorsque certains la qualifient un peu trop facilement de « fangirl ». Cela la fait sourire. « Je suis juste une vraie passionnée et ça m’apporte beaucoup de bonheur au quotidien« .

Orchestrer un tour du monde : l’envers du décor

Lorsqu’Elsa parle de son projet, ses yeux brillent. Mais elle ne romantise rien. Derrière le fantasme des circuits se cache une réalité logistique titanesque. “Quand on se lance dans un projet comme celui-ci, il y a plein de choses auxquelles on ne pense pas forcément”, confie-t-elle.

L’organisation, d’abord, s’impose comme un puzzle géant. Les vols à trouver au bon moment, les transferts à coordonner, les hébergements à dénicher, les billets à réserver. « Tout doit être parfaitement coordonné pour que rien ne bloque », précise-t-elle. C’est un travail de fourmi qui demande une vigilance à chaque instant, car la moindre erreur peut compromettre une partie du voyage.

@gpwithelsa

Destination Montréal au Canada 🇨🇦 On achète ensemble mon billet pour le Grand prix de Montréal, qui aura lieu au mois de mai 2026 🤩 Cette fois encore, j’ai acheté mon ticket pour le week-end du Grand prix sur le site de @Gootickets car c’est là que vous pouvez trouver des billets qui ne sont plus disponibles sur les autres sites sans pour autant payer plus cher 🙌🏻 #24gpwithelsa#montrealgp#canadagp#formula1#f12026

♬ Funky Lo-fi Vides (P-funk Jazz) – Gazelle

À cette organisation millimétrée s’ajoute un aspect très terre-à-terre : le budget. Les billets de course, les hôtels, les transports… « Ça peut vite grimper« , reconnaît-elle, même en prévoyant des imprévus. Malgré tout, ce n’est pas ce qui l’arrête. Elsa sait que l’aventure exige des concessions, une énergie immense et une endurance que beaucoup sous-estiment. « Concilier ce projet avec mon travail et ma vie perso demande de la planification et beaucoup d’énergie. » Les voyages, les décalages horaires, les week-ends de course… la fatigue est réelle. Et pourtant, elle n’hésite pas avant d’ajouter :

« Je trouve que chaque course vaut le coup. C’est une expérience unique, des souvenirs inoubliables, de supers rencontres et l’occasion de réaliser un rêve. »

Partager son rêve, pour apprendre, aider et se souvenir

Ce rêve, elle a choisi de le partager publiquement. Pas par stratégie, mais par envie sincère d’apprendre et de transmettre. « Le partage et les souvenirs ! », résume-t-elle.

Elle raconte combien les échanges avec d’autres fans lui ont été précieux :

« Je n’aurais jamais pu réaliser un projet aussi énorme sans les astuces et l’aide de personnes qui ont l’expérience des circuits que je n’ai pas. »

Messages privés, commentaires sous ses vidéos, recommandations spontanées… Sa communauté l’accompagne, la conseille, la soutient. Grâce à eux, elle évite des pièges, découvre des astuces et affine sa propre organisation.

Aujourd’hui, Elsa est heureuse de voir que le mouvement se renverse : « Je suis ravie de voir que j’aide également un tas de personnes à en savoir plus sur l’organisation et les budgets pour les Grands Prix, et de savoir que grâce à mes vidéos certains vont pouvoir vivre leur passion. »

@gpwithelsa

Voici combien m’a coûté le voyage complet au Grand prix de Lusail au Qatar 🇶🇦 C’était le grand prix le plus fou que j’ai eu la chance de vivre cette année et j’ai qu’une hâte c’est de commencer la saison 2026 en Australie 🤩 Comme toujours, j’ai choisi @Gootickets pour prendre mes billets pour le Grand prix. Et en plus de ça j’ai eu accès à la pitlane walk du jeudi 🥰 #qatargp🇶🇦#lusail#qatar#paddock#24gpwithelsa

♬ Old Film – Kairo Vibe

Pour la jeune femme,les vidéos qu’elle poste sont avant tout des traces de ce projet d’une vie. « Même si personne ne les regardait, je continuerais à les créer parce que j’aime vraiment ça et que cela me sert de journal de bord pour le rêve de ma vie. »

Aujourd’hui, plus de 10 000 personnes suivent son projet sur Tiktok. Cette notoriété naissante, elle la vit avec surprise. « Ahaha oui, ça m’est déjà arrivé quelques fois », dit-elle en parlant des personnes qui la reconnaissent. La première fois, elle s’en souvient parfaitement :

« C’était à Budapest, dans la file pour accéder à la fan zone. C’était le début de mon compte, je ne m’attendais pas du tout à être reconnue. » Ce court moment, elle se le rappellera toujours. « Ça m’a marquée et touchée de rencontrer pour la première fois quelqu’un qui apprécie et soutient mon projet. »

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Avatar de Anaëlle Petit

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