La F1 voit le circuit du Madring de Madrid s’ajouter à son calendrier. Annoncé depuis juin 2023, le tracé de la capitale espagnole fait son entrée en piste cette saison 2026. Les 22 pilotes pourront s’affronter au cœur de la vie madrilène en septembre prochain.

5,4 kilomètres et 22 virages en plein cœur de Madrid. Dans un style hybride, à la manière du circuit de Miami. Le « circuito de Madring » est pensé pour ces nouvelles monoplaces de 2026. Sur son site, la F1 déclare : « Le nouveau Grand Prix de Madrid offrira une expérience de classe mondiale tant pour les fans que pour les équipes, en combinant un tracé ultramoderne avec une accessibilité exceptionnelle et un engagement fort en faveur du développement durable.« 

Un circuit pour l’avenir

L’IFEMA (le parc des expositions de Madrid) et la FIA s’associent pour 10 ans autour du projet Madring. Le Grand Prix de Madrid s’inscrit dans la lignée des circuits modernes comme Las Vegas ou Miami. Des tracés semi-urbains mélangeant des routes existantes à des portions créées pour l’occasion, autour du parc des expositions.

Madring

Le Grand Prix se veut aligné avec l’objectif « Carbon Neutral 2030 » de la Formule 1. Elle économise des coûts importants de travaux (137 millions d’euros dépensés contre plus de 200 millions d’euros pour le circuit de Yas Marina). Alors que 80 % du circuit existe déjà. Les stands, paddocks et tribunes sont modulaires et démontables. Un accès disponible à seulement 5 minutes de l’aéroport de Madrid-Barajas, facilitant l’accès des écuries et des fans. Également relié par un réseau de métro et de train limitant les trajets en voiture.

Stefano Domenicali, président de la Formule 1 :

« Madrid propose une vision moderne et durable de l’organisation d’un Grand Prix, qui s’aligne parfaitement avec notre objectif de devenir neutre en carbone d’ici 2030.« 

De la tradition à la modernité

Le Grand Prix de Madrid remplace celui d’Émilie-Romagne. Un contraste marqué, s’alignant avec la politique de « modernisation » de la discipline. Elle privilégie un projet avec plus de moyens financiers venant de fonds 100 % privés. Contrairement à un projet plus historique, comme le circuit d’Imola, mais potentiellement moins rentable à l’avenir.

Ce phénomène de privatisation est aussi constaté avec le Grand Prix de Miami, financé par le promoteur de Stephen Ross, South Florida Motorsports, propriétaire du Hard Rock Stadium, selon Front Office Sports.

Côté paddock

Carlos Sainz, pilote Williams et ambassadeur du Grand Prix de Madrid, apparaît comme le plus enthousiaste. Le natif de Madrid s’exprime lors d’une conférence de presse IFEMA : « Voir la F1 revenir à Madrid est quelque chose d’historique. J’ai grandi ici, et courir devant ce public sera très spécial. » Un circuit semi-urbain critiqué pour son potentiel manque de spectacle. Max Verstappen, à la sortie du Grand Prix de Las Vegas, affirme qu’il « ne prend aucun plaisir sur les circuits urbains avec ces voitures. Elles sont trop lourdes, trop rigides, et cela ne donne pas de bonnes courses« .

Du côté des teams principal, l’enthousiasme est de mise, « Le projet de Madrid est très innovant et peut offrir une belle course », déclare Andrea Stella selon El Mundo Deportivo. À voir désormais si ces monoplaces version 2026 correspondront au nouveau circuit espagnol.

Il faudra attendre le 13 septembre 2026 pour avoir la réponse. Jour du premier Grand Prix de Madrid au Madring. Un week-end conventionnel, sans course sprint, avec trois séances d’essais libres, une qualification et une course de 57 tours.

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