Après trois Grands Prix sous la nouvelle réglementation, Mercedes prouve sa valeur bien que menacée par les Ferrari. Néanmoins, le départ reste un des points faibles des flèches d’argent. On vous explique.
Cinq places perdues par Kimi Antonelli lors du départ du Grand Prix du Japon, même chose pour la course sprint en Chine et même trois places en Australie. Les départs de Mercedes sont loin d’être les meilleurs de la grille. Mais alors pourquoi ?
Le pilote italien s’est exprimé suite à la course en Chine, conscient de la problématique qui peut coûter cher à l’écurie : « Le départ reste notre point faible, et pour être honnête, je n’étais pas très confiant car mes deux départs précédents avaient été vraiment mauvais, donc je ne savais pas à quoi m’attendre. »
Russell lui semble plus efficace. Le pilote britannique a cédé une place au départ de l’Australie et deux pour le Grand Prix de Chine et du Japon. Une perte compensée pour l’instant par un rythme en course qui laisse peu de chance aux autres monoplaces.
La suppression du MGU-H, au cœur du problème
La raison tient à la suppression du MGU-H. Ce composant permettait au turbo d’atteindre rapidement sa fenêtre de fonctionnement optimale, sans solliciter excessivement le moteur thermique. Sans lui, cette tâche revient entièrement au moteur thermique. Les pilotes doivent désormais faire monter le régime pendant environ dix secondes avant le départ pour mettre le turbo en pression, tout en évitant de décharger la batterie. Le règlement 2026 interdisant l’usage du MGU-K pendant cette phase de préparation.
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Aujourd’hui, les écuries ne peuvent plus s’appuyer sur le système hybride pour l’accélération instantanée et cette tâche revient désormais entièrement au moteur thermique, qui doit tourner à des régimes bien plus élevés et pendant une période prolongée pour atteindre les paramètres nécessaires à un bon départ.
George Russell avait déjà constaté ce point faible lors des tests de pré-saison en admettant que ceux-ci étaient les « pires de sa carrière ». Cette crainte s’est confirmée dès les premiers Grands Prix de la saison.
Ferrari, les rois des départs
Si les départs Mercedes paraissent si problématiques, c’est aussi parce que Ferrari est la référence sur ce point. La Scuderia a en effet construit son moteur en anticipant dès la conception les contraintes du règlement 2026.
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En optant pour un turbocompresseur plus petit, elle a réduit la lenteur du système, permettant au turbo de monter en régime plus rapidement et avec moins d’énergie. Un avantage qui se ressent aussi bien au moment des départs qu’en sortie de virage lent.









