Présent au calendrier depuis 1978, le circuit Gilles-Villeneuve a marqué l’histoire de la Formule 1 avec de nombreuses courses entrées dans la légende. Retour sur trois anecdotes autour du Grand Prix du Canada.

1978 : la victoire de Gilles Villeneuve

En 1978, l’île Notre-Dame accueille pour la première fois le Grand Prix du Canada. Sous le froid d’octobre, Gilles Villeneuve, pour sa deuxième saison en F1, va devenir le héros national. Le pilote Ferrari s’élance depuis la quatrième position pour son Grand Prix à domicile.

Même si le début de course n’est pas idéal et qu’il perd quelques positions, le Canadien remonte jusqu’à la deuxième place, prend la tête à vingt tours de l’arrivée et s’impose pour la première fois en Formule 1, chez lui.

En 1982, après sa disparition, le circuit est rebaptisé en son honneur. Une année également marquée par l’accident fatal du jeune Ricardo Paletti.

1999 : le Mur des Champions

Parmi les incontournables du circuit, on retrouve le « Mur des Champions ». Situé à la toute fin du tour, à la sortie du virage 14, il aborde l’extérieur de la dernière chicane. Nombreux sont les pilotes qui ont un jour dû s’incliner ici.

Mais il tient son nom d’un Grand Prix en particulier, celui de 1999. Cette année-là, trois pilotes tamponnent le mur, et pas n’importe lesquels. Damon Hill, champion du monde 1996, Jacques Villeneuve, champion du monde 1997 et enfin Michael Schumacher, champion du monde 1994 et 1995.

L’ironie reste le panneau publicitaire sur ce mur avec l’inscription “Bienvenue au Québec”. Depuis, il est rebaptisé le “Mur des Champions”.

2011 : la plus longue course de l’histoire

L’édition 2011 du Grand Prix du Canada reste connue comme la course de Formule 1 la plus longue de l’histoire. En effet, plus de quatre heures se sont écoulées entre le départ et l’arrivée. Pour cela, il faut blâmer les nombreuses averses qui ont provoqué une interruption de course de près de deux heures, sans oublier l’intervention de la voiture de sécurité à plusieurs reprises.

Le départ s’est d’ailleurs déroulé sous procédure de Safety Car. Tout bascule dès les premiers tours quand Jenson Button entre en collision avec la McLaren de son coéquipier Lewis Hamilton. Entre un passage au stand pour réparer les dégâts, un drive-through infligé pour excès de vitesse dans la voie des stands, une longue interruption de course puis un nouveau contact avec la Ferrari de Fernando Alonso, le champion du monde 2009 semblait loin du compte.

Pourtant, contre toute attente, il revient dans la lutte pour la victoire face à Sebastian Vettel. Sous pression dans le dernier tour, l’Allemand finit par commettre une erreur, laissant le champ libre à Button qui décroche alors sa 10e victoire lors du Grand Prix du Canada, au terme d’un scénario totalement fou.

À la suite de cet événement, une nouvelle réglementation a été instaurée, la durée effective d’un Grand Prix est désormais limitée et ne peut plus excéder 2h00.

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Avatar de Maëva Bizoux

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