2025 a été une saison difficile pour Red Bull. Entre performances inégales, tensions internes, polémiques publiques, l’écurie autrichienne a vécu une année mouvementée. L’image de l’équipe n’a pas été épargnée cette saison, laissant planer le doute sur sa capacité à rester au sommet.

Pour préparer l’avenir et aborder le changement de réglementation majeur de 2026, la direction a pris des décisions fortes. Cela passe par un bouleversement inédit dans l’organigramme, marquant la fin d’une époque.

La fin de l’ère Horner, un séisme chez Red Bull

Le changement le plus important intervient au cours de la saison avec le départ anticipé de Christian Horner, remplacé par Laurent Mekies au poste de team principale lors du Grand Prix de Belgique. Horner incarnait Red Bull depuis plus de vingt ans.

Depuis les accusations portées contre lui début 2024, le climat s’était progressivement envenimé. Les tensions entre la direction autrichienne, le clan Verstappen et le management britannique étaient devenues impossibles à ignorer. La séparation apparaît comme une solution nécessaire pour apaiser un environnement devenu conflictuel.

L’arrivée de Laurent Mekies marque une rupture nette dans la gestion de l’équipe. Ce changement se fait sentir sur le plan sportif mais également sur l’image de Red Bull qui affiche un autre visage dans la seconde moitié de la saison. Après seulement deux victoires lors des treize premières courses, l’écurie en décrocha six sur les onze suivantes.

Max Verstappen souligne lui-même une meilleure organisation et une ambiante plus saine. Une pensée qu’il partage au micro de canal + :

« Entre la mi-saison et maintenant, on est beaucoup plus heureux, plus confiant en tant qu’équipe et c’est bien pour la saison prochaine. » 

Le départ de Helmut Marko, un changement de philosophie

Autre tournant majeur : le départ d’Helmut Marko de son rôle de directeur du programme jeunes pilotes. Figure emblématique de Red Bull, Marko est connu pour ses choix radicaux mais parfois controversés.

Dans une saison déjà tendue, certaines décisions prises cette saison ont créé des conflits notamment avec la signature de Arvid Lundblad sans en informer la direction chez Red Bull au préalable. S’ajoutent à cela des propos jugés déplacés, notamment ceux envers Kimi Antonneli au Qatar, qui ont encore écorné l’image de l’écurie.

Red Bull semble aujourd’hui vouloir rompre avec cette gestion agressive qui a longtemps fait sa force.

La fin d’un modèle historique

Présente en F1 depuis 2005, Red Bull a bâti son succès sur une structure forte, des personnalités marquantes et une culture de la performance sans compromis. Huit titres pilotes, six titres constructeurs, Sebastian Vettel, Max Verstappen, Adiran Newey : cette équipe a façonné l’identité de l’écurie.

Mais ce modèle montre aujourd’hui ses limites. Le départ de Newey, le scandale Hoerner, l’instabilité autour du second pilote et une voiture moins performante ont mis en évidence la nécessité d’un renouvellement profond.

Pour cette saison 2026, à l’exception de Verstappen, tous les piliers de l’ère dorée ont quitté le navire.

2026, un nouveau départ assumé

Red Bull regarde désormais vers l’avenir. Le changement de réglementation 2026 apparaît comme une opportunité idéale pour repartir sur des bases nouvelles.

Arrivée de Ford, nouvelle direction, nouveau fonctionnement interne, un second pilote incarné par Isack Hadjar, impressionnant pour sa première saison chez Racing Bulls.

La seconde partie de saison 2025 a montré que l’équipe était encore capable de réagir et de trouver des solutions. Les moyens ont été mis en place et les décisions prises.

L’objectif est clair : tourner la page des polémiques, revenir au premier plan en se réinventant. 2026 nous dira si ce grand remaniement aura été un pari gagnant ou la fin définitive d’un cycle historique.

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