Tout nouveau constructeur arrivé en championnat d’endurance cette année. Genesis a fait ses débuts en WEC aux 6 h d’Imola ce week-end dernier. Alors, que retenir de la première course de l’écurie sud-coréenne ?
Pour rappel, Genesis fait rouler deux Hypercars qui répondent à la réglementation LMDH. Leur châssis est fourni par Oreca. Du côté moteur, l’équipe a développé un moteur V8 3,2 litres biturbo. Le nom de leur première Hypercar est la GMR-001.
Dans la n° 17, on retrouve Pipo Derani, Mathys Jaubert et André Lotterer. De l’autre côté du garage, la voiture sœur (n° 19) est confiée à Mathieu Jaminet, Daniel Juncadella et Paul-Loup Chatin.
Les essais libres
Leurs premiers essais en WEC se sont très bien déroulés. L’écurie Genesis a surpris ses concurrents. En effet le samedi matin lors de la troisième séance d’essais libres, l’équipage de la n° 19 a signé le 12ᵉ temps. Le chrono de Paul-Loup Chatin les a placés à 1,23 seconde du meilleur temps de la Ferrari n° 50.
À lire aussi : Toyota de retour aux avant-postes : le résumé des 6 h d’Imola
Le pilote Mathieu Jaminet déclare :
« J’ai le feeling qu’on est peut-être un peu plus proches qu’au Prologue. On travaille beaucoup sur le setup et ça a l’air de porter ses fruits, ça va dans la bonne direction. On a fait un peu de split sur les pneus, on a encore plein de questions. On a des signes un peu différents entre les pilotes et les deux voitures, donc maintenant ça va être aux ingénieurs d’analyser tout ça et de faire un plan pour la suite. »
Bonne ou mauvaise qualification ?
Sans surprise, les deux Genesis ont signé les deux moins bons chronos de la qualification. Mais les tours réalisés par les pilotes sont rapides. La n° 19 se situe seulement à 1,1 seconde de la pole position et la n° 17 à 2,1 secondes. Pour une première qualification, Genesis a réussi à bien performer.
À l’issue de cette séance qualificative, André Lotterer explique :
« Nous sommes en fond de grille. Mais c’est comme ça, il faut donc aller de l’avant. Ça n’a pas été facile à mettre en place. » Mathieu Jaminet, lui, évoque des difficultés d’équilibre et du trafic sur ses deux principaux tours lancés, qui l’ont empêché de réaliser un tour propre. « Au final, nous sommes là où nous nous attendions à être. »
Et pour la course ?
Pour la n° 19, les 6 h d’Imola n’ont pas bien commencé. La Genesis se voit rentrer au stand dès le 12ᵉ tour suite à un problème mécanique. Après plus de 50 minutes d’arrêt, l‘équipage reprend la piste. L’objectif est clair : accumuler un maximum de roulage et de données.
À lire aussi : 33 ans après, Lancia monte sur la plus haute marche du podium.
La voiture sœur, n° 17, a réussi à finir la course sans avoir eu de problème mécanique. Elle finit à la 15ᵉ place juste devant la Peugeot n° 93. Pendant un moment, la Genesis avec à son bord Mathys Jaubert était à la porte des points à la 11ᵉ place. Le jeune pilote français a tout de même résisté pendant plusieurs tours à la Ferrari n° 50.








