Toyota célèbre sa 100e course en WEC à Imola 2026, couronnée par une 50e victoire. Retour sur cinq moments marquants de la marque en endurance.
Seul constructeur engagé de façon ininterrompue dans le championnat depuis la création du WEC en 2012, Toyota fait partie des marques incontournables en endurance. Lors des 6 Heures d’Imola, qui se sont déroulées ce 19 avril, la marque nippone a fêté sa 100e course, couronnée par sa 50e victoire. Pour l’occasion, retour sur cinq moments marquants de Toyota dans le championnat.
1re victoire : São Paulo 2012
Avec une arrivée tardive dans le championnat, au Mans, Toyota a déjà raté les deux premières courses de la saison.
Après la course mythique du calendrier, la marque nippone engage une seule LMP1 (ancienne Hypercar) dans le championnat. La victoire ne se fait pas attendre, trois courses plus tard, lors de la cinquième manche de la saison à São Paulo, Alexandre Wurz et Nicolas Lapierre montent sur la plus haute marche du podium.
Déjà plus rapide en qualification, la Toyota TS030 Hybrid se classe devant les deux Audi, dans une période marquée par la domination de la marque allemande.
La voiture japonaise sera victorieuse à deux autres reprises en 2012. À domicile sur le circuit de Fuji et à Shanghai.
Le premier titre en 2014
Voilà déjà deux ans que le championnat a débuté et Toyota se montre menaçant. En 2014, Porsche fait ses débuts en WEC et une bataille pour le championnat se profile face aux constructeurs allemands (Porsche et Audi) et au constructeur japonais, Toyota.
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Un doublé lors de la manche d’ouverture permet vite de comprendre la tournure de la saison. En effet, sur les huit courses, Toyota l’emporte à cinq reprises : Silverstone, Spa-Francorchamps, Fuji, Shanghai et enfin Bahreïn.
L’équipage de la n°8, Sébastien Buemi, Anthony Davidson et Nicolas Lapierre, sera sacré Champion Pilotes dès l’avant-dernière course à Shanghai. Il faudra attendre, sans grand suspense, Bahreïn pour décrocher le titre constructeurs.
Le Mans 2016, la désillusion
Si gagner le championnat reste un objectif, Le Mans est le graal pour toutes les écuries engagées en endurance. Dans la catégorie LMP1, la concurrence est élevée mais Toyota a son mot à dire. D’autant plus que les deux premières manches ont été gagnées par Audi et Porsche.
Au fil de la course, la victoire semblait promise à la n°5. Mais, quelques minutes avant de boucler le double tour d’horloge, Kazuki Nakajima se retrouve immobilisé sur la ligne droite principale. Une perte de puissance vient jouer les trouble-fête chez Toyota, qui se voyait déjà sur le toit du monde. La n°5 ne sera finalement pas classée.
Le tour le plus rapide au Mans en 2017
Après être passée à quelques minutes de la victoire en 2016, Toyota ne se laisse pas abattre. Au contraire. Pour l’édition 2017, elle frappe très fort. Kobayashi s’empare de l’hyperpole. Sur une piste dégagée et sans trafic, il bat le record avec un temps de 3’14”791. Jamais personne n’a été aussi rapide sur le circuit de la Sarthe en LMP1. Et ce record ne risque pas d’être battu, les Hypercars, qui ont remplacé la catégorie reine en 2021, restent moins rapides.
Malheureusement, la malédiction continue pour la marque nippone. Les deux voitures engagées à temps plein sont hors course avant même le début de la nuit. La troisième Toyota, engagée à l’occasion de la course, sera victime d’un accident.
Le moment de gloire : Le Mans 2018
Il aura donc fallu beaucoup de patience à Toyota pour en arriver là. Avec le retrait d’Audi et Porsche en 2018, la concurrence est moins élevée. D’ailleurs, l’écurie arrive avec un nouveau venu en endurance, un certain Fernando Alonso. Le pilote espagnol rejoint les rangs japonais aux côtés de Sébastien Buemi et Kazuki Nakajima.
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Vainqueur de la première manche à Spa-Francorchamps, la n°8 continue sur sa lancée au Mans en dominant les essais et les qualifications pour enfin remporter la course devant la n°7, deux tours derrière.
C’est ainsi que débute la domination de Toyota, qui ne laisse aucune chance à ses concurrents jusqu’en 2023. Après cinq victoires d’affilée au Mans, Ferrari est venu s’emparer du trône.









