Ce week-end, Monaco replonge dans son passé. Pour le 15e Grand Prix Historique de la principauté, huit courses réunissent les plus grandes monoplaces de l’histoire.
Ce week-end Monaco va vibrer. La principauté accueille son 15e Grand Prix Historique et promet un retour dans le passé le temps d’un week-end.
À travers huit courses, les anciennes monoplaces et voitures de sport vont s’affronter. Retour sur cinq Formule 1 mythiques présentées ce week-end.
Lotus 72
En piste à l’occasion de la course réunissant les voitures de 1966 à 1972, la Lotus 72 a été conçue par Colin Chapman et Maurice Philippe pour la saison 1970. Utilisée jusqu’en 1975, des noms comme Jochen Rindt, Emerson Fittipaldi ou encore Graham Hill ont eu la chance de prendre son volant.
La Lotus 72 est comme l’une des voitures les plus réussies de l’histoire. Avec une conception aérodynamique révolutionnaire, elle lance le principe des pontons latéraux. L’amélioration aérodynamique de la voiture permet aussi une meilleure pénétration dans l’air et donc une vitesse de pointe plus importante.
Ainsi, cette monoplace permet à Lotus de remporter trois titres constructeurs (1970, 1972 et 1973) et deux titres pilotes, ceux de Jochen Rindt en 1970 et d’Emerson Fittipaldi en 1972.
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Tyrrell P34
Sûrement la voiture de course la plus atypique que l’on peut observer. Créée par Derek Gardner pour la saison 1976, elle n’est pas composée de quatre mais bien de six roues. Celles de devant sont remplacées par quatre roulettes directrices de 10 pouces. L’objectif est d’augmenter la surface de contact des pneus avec le sol et donc d’avoir plus d’adhérence, de réduire la traînée et d’augmenter la vitesse.

La P34, qui porte ce nom en référence au 34e projet de Derek Gardner, fait ses débuts avec Patrick Depailler lors du Grand Prix d’Espagne où il se qualifie 3e. Cette voiture unique remportera tout de même le Grand Prix de Suède 1976 mais son manque de finesse aérodynamique et son double système de freinage poussent l’équipe à abandonner le projet après deux saisons.
Lotus 79
Pilotée par Mario Andretti, c’est la première voiture à tirer pleinement parti de l’effet de sol. D’ailleurs l’Américain remporte le championnat en 1978 et contribue au championnat constructeur la même année avec son coéquipier, deuxième au championnat, Ronnie Peterson.

Il faut dire que la Lotus 79 est bien née. Le génie de Colin Chapman, aidé par Geoff Aldridge, Martin Ogilvie, Tony Rudd et Peter Wright, crée une voiture imbattable. 7 victoires, 10 pole positions, et 121 points dans le championnat constructeurs, la « Black Beauty » était munie de pontons latéraux extra larges qui logeaient les tunnels Venturi destinés à créer une dépression sous la voiture afin de la faire coller à la piste.
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Williams FW08
Engagée par Williams pour la saison 1982, elle fait ses débuts lors du Grand Prix de Belgique. Sur le circuit de Zolder, elle finit à la deuxième place, pilotée par Keke Rosberg.

Le Finlandais remporte le championnat du monde pilote avec 44 points, équipée d’un moteur V8 Ford-Cosworth atmosphérique. Néanmoins, la fiabilité de cette monoplace n’est pas des meilleures, avec une seule victoire à son actif lors du Grand Prix de Suisse, Keke Rosberg et Derek Daly arrivent tout de même à marquer 14 points et l’écurie termine à la quatrième place du championnat constructeur.
Ferrari F1-2000
Une parade dédiée à la Scuderia Ferrari avec une douzaine de monoplaces entre 1998 et 2011 prendront la piste. Parmi elles, la Ferrari F1-2000.

Pilotée par Michael Schumacher en 2000, l’Allemand remporte son premier titre en rouge grâce à cette monoplace. Une victoire tant attendue depuis 1979 avec Jody Scheckter. 10 victoires, 10 pôles positions en seulement 17 courses, Ferrari en ressort vainqueur du championnat constructeur avec 170 points.
La guerre face à McLaren et Mika Hakkinen est rude mais juste, malgré quatre abandons pour l’Allemand, il monte à 12 reprises sur le podium, dont neuf victoires. La 10e appartient à Rubens Barrichello lors du Grand Prix d’Allemagne.









