Depuis 1950, le champagne est indissociable des podiums de Formule 1. Mais d’où vient cette tradition ? Entre douche arrosée et exceptions religieuses, l’histoire de la bulle en F1 est bien plus riche qu’il n’y paraît.

Depuis 1950, le champagne a trouvé sa place sur les podiums de Formule 1. Cette tradition remonte au Grand Prix de l’ACF, ancien Grand Prix de France disputé sur le circuit de Reims-Gueux, au cœur de la région champenoise.
Pour l’occasion, Moët et Chandon offrent une bouteille au gagnant de la course, Juan Manuel Fangio. Ce geste, très apprécié, devient alors une tradition et une bouteille est offerte au vainqueur sur tous les circuits du monde à partir de ce jour.

La traditionnelle douche de champagne

Il faut attendre 1966, au Mans, pour que la douche de champagne prenne sa place sur le podium.
Alors que Ford s’apprête à faire un triplé lors des 24H du Mans, Henry Ford commande des bouteilles une heure avant la fin de course. Sur le podium, la bouteille destinée à Jo Siffert s’ouvre sous la chaleur et arrose le public. Surpris, le pilote suisse essaye de couvrir le goulot avec sa main.
Un an plus tard, Ford triomphe une nouvelle fois sur l’épreuve mancelle. Dan Gurney, amusé par l’accident de l’année d’avant, secoue sa bouteille pour arroser Jo Siffert et les autres pilotes présents. Depuis, la douche de champagne est devenue une tradition dans le sport automobile.

Du vin spiritueux à la place du champagne

En 2021, la Formule 1 signe un accord avec la marque Ferrari (qui n’a aucun rapport avec la Scuderia). Durant quatre ans, la collaboration met fin à 70 ans de tradition en remplaçant le champagne par du vin spiritueux sur les podiums de Formule 1. Néanmoins, avec l’arrivée de LVMH en 2025, le retour de Moët et Chandon retrouve le chemin du podium pour un accord de 10 ans.

Les exceptions

Avec l’ouverture de la discipline dans les pays du Moyen-Orient, la Formule 1 a dû s’adapter. L’alcool étant prohibé publiquement. À Abou Dabi, Bahreïn ou en Arabie saoudite, les organisateurs remplacent les bouteilles par du jus sans étiquette pour respecter la charia.

En France, malgré la loi Evin qui limite la publicité de l’alcool, les bouteilles de champagne sont autorisées avec étiquettes visibles sur le podium, que ce soit à l’époque des Grands Prix de France ou au Mans pour les 24H, grâce à des dérogations pour événements sportifs majeurs.

Des pilotes trop jeunes pour boire de l’alcool

Âgé de seulement 19 ans, Kimi Antonelli n’a pas pu goûter au champagne lors de sa victoire à Suzuka. Au Japon, les moins de 20 ans n’ont pas le droit de consommer de l’alcool. L’Italien ne les fêtant que le 25 août, sa bouteille a donc été remplacée par de l’eau de rose ou du jus de fruit pétillant, sans étiquette de la marque de spiritueux. Cette réglementation dépend de chaque pays. Deux semaines plus tôt, pour sa première victoire à Shanghai, le pilote Mercedes a pu la célébrer avec du champagne. L’âge légal en Chine étant de 18 ans.

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Avatar de Maëva Bizoux

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