Depuis plus de 90 ans, les vainqueurs des 500 miles d’Indianapolis célèbrent leur succès avec une bouteille de lait. Une tradition devenue mythique dans le sport automobile, née presque par hasard dans les années 1930.
Sur le podium, on aperçoit le vainqueur avec une bouteille. Mais loin d’être du champagne, c’est bien du lait que Felix Rosenqvist a eu la chance de boire dimanche dernier, le 25 mai. Ce n’est pas commun, mais pourtant c’est bien la tradition pour le gagnant des 500 miles d’Indianapolis.
Ce n’est pas nouveau, cette coutume remonte à 1933. Pour la deuxième fois de sa carrière, Louis Meyer remporte les 500 miles d’Indianapolis. Il célèbre alors sa victoire avec un verre de lait. Ayant été élevé à Los Angeles par des parents immigrants français, il restait convaincu que le babeurre possédait des vertus à la fois nourrissantes et rafraîchissantes. C’est pour cela que, trois ans après, ce n’est plus un verre de lait mais une bouteille qu’il demande après avoir remporté la course pour la troisième fois.
La naissance d’une tradition mythique
Les images de Louis Meyer avec sa bouteille de lait tournent. Un homme du marketing opportuniste de l’industrie du lait y voit alors l’occasion de faire de la bouteille de lait le symbole des 500 miles d’Indianapolis.
L’idée reste donc durant plusieurs années. Mais lorsque les courses reprennent après la Seconde Guerre mondiale, Wilbur Shaw, président du circuit, préfère donner de l’eau aux vainqueurs. Néanmoins, après sa mort dans un accident d’avion en 1954, l’idée de la bouteille de lait est relancée.
L’industrie laitière américaine y voit une opportunité en or. Elle propose alors d’offrir 400 dollars au vainqueur et 50 dollars à son mécanicien en chef. La seule condition ? Que le pilote soit montré en train de boire du lait dans la Victory Lane.
Depuis cette incitation financière, la coutume est restée ancrée dans l’histoire de la course. Chaque année, un représentant de l’industrie laitière est chargé de demander à chaque pilote quel type de lait il souhaite boire s’il gagne. Le choix est même rendu public. Et depuis, ce moment iconique est devenu indissociable des 500 miles d’Indianapolis.









