Il y a 20 ans, Michael Schumacher remportait sa dernière victoire en Formule 1. C’était le 1ᵉʳ octobre 2006, sur le circuit de Shanghai. Le pilote signait alors sa 91ᵉ victoire en F1 sans savoir qu’il s’agissait de la dernière de sa carrière.
Moins d’un mois avant, Michael Schumacher avait annoncé sa (première) retraite après sa victoire à Monza. Le GP de Chine arrive et signe bientôt la fin du championnat. Il ne reste plus que deux courses après celle-ci, au Japon et au Brésil.
Au championnat, l’écart est très faible entre Alonso et Schumacher. Seuls deux points les séparent, en faveur du pilote espagnol, champion en titre.
Arrivé en 2004 au calendrier, le Grand Prix de Chine était le seul que Michael Schumacher n’avait jamais réussi à gagner, après une douzième place en 2004 et plusieurs incidents en 2005.
Des qualifications pluvieuses
Le samedi, les qualifications se déroulaient sous une pluie battante. Ces conditions étaient bien plus favorables pour les pilotes équipés de pneus Michelin. En effet, en Q1, un écart de 2,5 secondes se dessinait entre les voitures chaussées de pneus Michelin et celles équipées de Bridgestone.
Fernando Alonso décroche la pole position devant son coéquipier Giancarlo Fisichella qui complète la première ligne.
Schumacher était le seul pilote Bridgestone à atteindre la Q3 et se qualifia sixième.
Le début de course
Le dimanche, bien que la pluie se soit arrêtée avant la course, la piste reste humide. Tous les pilotes partent en pneus pluie. Les deux pilotes Renault prennent le départ sans se toucher et Kimi Räikkönen, alors chez McLaren, passe de la cinquième à la deuxième place en 13 tours.Michael Schumacher, lui, conserve sa sixième position. Après 11 tours, le pilote allemand a un retard de plus de 20 secondes sur le leader de la course.
Cependant, la piste commence à sécher. Cela aide les voitures équipées de pneus Bridgestone à retrouver du rythme. Kimi Räikkönen est contraint d’abandonner au 17ᵉ tour alors qu’il occupait la troisième place, derrière les deux Renault. Michael Schumacher, qui était remonté au classement après avoir dépassé les deux Honda, profite de cet abandon pour prendre la troisième place.
Des arrêts aux stands décisifs
Après le premier arrêt aux stands, Alonso mène toujours la course devant Fisichella et Schumacher. Cependant, il est en difficulté avec ses pneus intermédiaires et se fait dépasser par son coéquipier. Celui-ci est suivi par Michael Schumacher qui fonce sur Alonso et le dépasse au 28ᵉ tour.
La piste continue de sécher, et Alonso s’arrête au 35ᵉ tour pour un second ravitaillement. Il chausse alors des pneus slicks, mais un problème d’écrou lui fait perdre plus de 20 secondes dans la voie des stands. Il retourne en piste à la quatrième position.
Schumacher et Fisichella rentrent respectivement aux stands aux 40ᵉ et 41ᵉ tours, pour passer aux pneus slicks. L’Italien sort devant l’Allemand. Cependant, ses pneus froids ne lui laissent aucune chance et le pilote Ferrari prend la tête de la course.
Une dernière victoire
Derrière les deux premiers, Alonso, qui accusait un retard de 24 secondes à 15 tours de l’arrivée, enchaîne les meilleurs tours en course. Il dépasse son coéquipier, prenant ainsi la deuxième place. Cependant, le leader ne tremble pas. L’Espagnol franchit la ligne d’arrivée avec 3,1 secondes de retard derrière Michael Schumacher, qui vient de signer sa dernière victoire en Formule 1.
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Au championnat, les deux pilotes sont à présent à égalité (116 points), relançant totalement la bataille pour le titre à deux manches de la fin.
Après une casse moteur à Suzuka et une quatrième place au Brésil pour le pilote Ferrari, c’est finalement Fernando Alonso qui remporte le titre de champion du monde.
Michael Schumacher quitte la Formule 1 avec le record du nombre de victoires. Ce record aura tenu 14 ans, jusqu’à ce que Lewis Hamilton l’égale au Grand Prix de l’Eifel de 2020, en Allemagne, et le dépasse au Grand Prix du Portugal de la même année.








