Deuxième manche du championnat 24H Series, l’épreuve belge a une nouvelle fois démontré que la régularité et la gestion des imprévus priment sur la simple vitesse. On vous fait vivre de l’intérieur les 12 heures de Spa 2026.
Disputée du 17 au 19 avril sur le mythique circuit de Spa-Francorchamps, l’édition 2026 des 12 Heures de Spa a offert un scénario digne des grandes courses d’endurance. Mêlant conditions météorologiques piégeuses, incidents à répétition et bataille stratégique jusqu’au drapeau à damier.

Dès le samedi, lors de la première partie de la course, le ton était donné avec de nombreux incidents et neutralisations. Le trafic intense entre les différentes catégories a rapidement piégé plusieurs concurrents. Les premières heures ont été marquées par des sorties de piste, notamment dans des secteurs rapides comme Eau Rouge et le Raidillon, ainsi que par plusieurs accrochages. Certaines équipes belges, très attendues à domicile, ont vu leurs espoirs s’envoler prématurément, à l’image de Comtoyou Racing, victime d’un accident important et de problèmes techniques dès le départ.
McLaren prend les commandes
Dans ce contexte agité, la McLaren 720S GT3 Evo engagée par Optimum Motorsport s’est progressivement installée en tête. Déjà leader à l’issue de la première partie, l’équipage composé de Harry George, Freddie Tomlinson et Salman Owega a su éviter les pièges d’une course pourtant semée d’embûches. La pause nocturne n’a pas bouleversé la hiérarchie, mais a permis à certaines équipes de revenir dans la course après réparations, relançant le suspense pour la seconde partie disputée le dimanche.
La pluie, facteur décisif
La reprise a été tout aussi intense, avec une météo changeante venant compliquer davantage la tâche des pilotes. Deux averses ont transformé la piste en véritable piège, provoquant de nouvelles erreurs et sorties de piste. L’Audi R8 LMS GT3 Evo II de HAAS RT s’est alors affirmée comme la principale rivale de la McLaren, maintenant une pression constante en tête de course malgré quelques frayeurs, dont une sortie sous la pluie. Derrière, la lutte pour le podium restait indécise, chaque arrêt aux stands et chaque choix stratégique pouvant redistribuer les positions.
Dans les dernières heures, la tension est montée d’un cran. La pluie a fait son retour. Pourtant, là où plusieurs concurrents ont commis des erreurs, la McLaren d’Optimum Motorsport est restée irréprochable. Sans être nécessairement la plus rapide en piste, elle s’est montrée la plus constante et la mieux gérée sur l’ensemble des 12 heures.









