Pour performer en Formule 1, il n’y a pas que les pilotes, des personnes dans l’ombre sont toutes aussi importantes, voire même parfois plus : les ingénieurs. Aujourd’hui, l’équipe Möteur vous présente les différents métiers d’ingénieurs pour permettre aux écuries de Formule 1 d’optimiser les performances d’une monoplace.
On connaît surtout l’ingénieur de course, puisque c’est celui qui communique en permanence avec les pilotes. Mais derrière ces ingénieurs, il y en a une multitude d’autres qui suivent la course, prennent des décisions stratégiques et de multiples choix.
Les ingénieurs de course (ou de piste)
L’ingénieur de piste est un intermédiaire entre le pilote et le reste de l’équipe. C’est avec lui que le pilote va le plus communiquer. Il est donc important que le duo pilote-ingénieur s’entende bien et se comprenne.
Il faut que l’ingénieur écoute son pilote pour comprendre comment celui-ci ressent la voiture pour pouvoir modifier les réglages de la monoplace et inversement. La communication est une des clés de la réussite.
L’ancien ingénieur de piste de Sergio Pérez, Tim Wright, explique :
« Mon travail consiste à identifier les points sur lesquels Sergio est satisfait et ceux sur lesquels il l’est moins. J’interprète ensuite les données et les communique à mes collègues. Par rapport à l’ingé performance, qui décortique le comportement du châssis, je suis davantage un coordinateur qui gère le pilote, la voiture, les mécaniciens et les autres ingénieurs.”
Les ingénieurs aérodynamiques
L’ingénieur aérodynamique a un rôle primordial dans la performance de la Formule 1. Il optimise la façon dont l’air circule autour de la monoplace. Ils vont décider s’il est plus judicieux d’apporter un aileron à fort appui ou à faible appui sur les circuits.
À lire aussi : Les 7 pilotes F1 qui ont remporté un Grand Prix avec Mercedes
Par exemple à Monza les écuries apportent des ailerons à faible appui pour réduire la traînée et maximiser la vitesse de pointe. Au contraire, à Monaco les pilotes auront des ailerons à fort appui pour augmenter la traînée et maximiser la vitesse dans les virages.
Pour cela, ils ont à disposition des souffleries. Les ingénieurs placent une maquette dans celle-ci pour tout simplement simuler le flux d’air. La difficulté est la corrélation entre les chiffres récoltés en soufflerie et ceux en piste.
Les ingénieurs performances
Ils vont être responsables des réglages de la voiture. L’ingénieur performance en Formule 1 va conseiller le pilote sur comment optimiser au mieux la voiture. Il va pouvoir également lui dire où il perd du temps sur le circuit et donner des instructions sur la trajectoire, la gestion des pneus. C’est aussi un conseiller sur la stratégie course.
En bref, l’ingénieur performance analyse les données et ajuste la voiture pour aider le pilote à aller le plus vite possible.
Les ingénieurs contrôles
Ces ingénieurs vérifient que tous les systèmes de la Formule 1 fonctionnent parfaitement. Il travaille sur les capteurs de pression, d’eau, sur tous les systèmes électroniques, sur les cartographies moteurs et de départ.
À lire aussi : L’histoire des 405 km/h aux 24 h du Mans
Si à un moment durant la course le pilote perd de la puissance, c’est lui qui va analyser d’où vient le problème.
Le pilote français Romain Grosjean explique :
« Ils s’assurent du fonctionnement de la boîte de vitesses, des départs, des surrégimes moteur et de la cartographie du freinage assisté par l’ERS. L’ingénieur ‘Contrôle’ est en charge de toutes les ‘maps’ de frein, de différentiel, de départ.«
Les ingénieurs moteur
Leur rôle est crucial sur les performances du moteur et la sécurité de celui-ci. Ils sont aussi responsables des réglages du moteur et de la fiabilité.
Mais les ingénieurs moteur ne s’occupent pas seulement de la partie thermique mais aussi de l’hybride. Ils gèrent la récupération d’énergie et optimisent son déploiement.
Les ingénieurs stratégiques
Les ingénieurs stratégiques vont prendre des décisions sur le choix des pneus à utiliser par les pilotes à chaque séance. Pendant la course, les stratèges décident de choisir le bon moment pour rentrer aux stands.
Plein de paramètres sont à analyser comme la dégradation des pneus, la météo, les températures de piste ainsi que les probabilités qu’une safety car ou une virtual safety car entrent en piste.









