Avant le Grand Prix de Formule 1 de Barcelone 2026, retour sur trois moments qui ont forgé la légende du circuit catalan.
1991, le duel Mansell-Senna
Tandis que le circuit de Barcelone s’apprête à organiser son Grand Prix inaugural, la piste va devenir le théâtre d’un des duels les plus mémorables de l’histoire de la Formule 1.
1991, la saison touche à sa fin. Ayrton Senna compte 24 points d’avance sur Nigel Mansell au championnat. Le Brésilien compte déjà deux couronnes à son palmarès (1988 et 1990) alors que l’Anglais est toujours à la conquête de son premier titre. Nigel Mansell doit absolument gagner pour garder un espoir de titre. Si la tension est palpable dès le briefing des pilotes, sur la piste, elle ne redescend pas. Dès le tour 5, le pilote Williams sort de l’aspiration de la McLaren dans la ligne droite. Les deux monoplaces se retrouvent côte à côte à plus de 300 km/h durant sept secondes.
Nigel Mansell passe et remporte la course. Ayrton Senna devra se contenter d’une simple cinquième place, bien que le titre lui revienne deux courses plus tard.
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2006, Fernando Alonso enfin prophète en son pays
Quinze ans après le duel Mansell-Senna, le public espagnol attend qu’une chose, voir son propre héros triompher. En 2006, Fernando Alonso est à son apogée. Titré en 2005, il avait fini à la deuxième place lors de son Grand Prix à domicile. Jusqu’ici, aucun pilote espagnol n’a jamais réussi à remporter son Grand Prix national. Mais pour briser la malédiction, l’Espagnol doit faire face à Michael Schumacher.
Parti de la pole position, il se défend face à Giancarlo Fisichella, son coéquipier, qui tente de le déborder au départ. Alonso cède provisoirement les commandes à Schumacher après un premier ravitaillement. Malgré la stratégie de la Scuderia, qui permet à Schumacher de doubler la deuxième place de Fisichella au 23e tour, Alonso reste intouchable.
Serein et impérial, il passe la ligne d’arrivée en vainqueur. Pour célébrer ce premier sacre à domicile, le pilote asturien grimpe sur sa monoplace et mime son célèbre oiseau.
2016, première victoire de Max Verstappen
Dix ans après, le circuit catalan s’apprête à voir le sacre d’un futur champion. Lassé des erreurs de Daniil Kvyat, Red Bull décide de le rétrograder chez Toro Rosso et de le remplacer, au pied levé, par un pilote d’à peine 18 ans, un certain Max Verstappen, dès le Grand Prix de Barcelone.
Dès le premier tour, le destin donne un immense coup de pouce au Néerlandais. Les grands favoris, Lewis Hamilton et Nico Rosberg, s’accrochent au quatrième virage et finissent leur course dans les graviers. Les deux Mercedes hors jeu, la victoire tend les bras à Red Bull et Ferrari. Alors que son nouveau coéquipier, Daniel Ricciardo, et Sebastian Vettel (Ferrari) basculent sur une stratégie à trois arrêts, Red Bull prend le pari de laisser Max Verstappen sur deux arrêts. En tête de la course, Max se retrouve à devoir résister à la pression du champion du monde 2007, Kimi Räikkönen, calé dans ses rétroviseurs.
Lorsqu’il franchit la ligne d’arrivée en vainqueur, il devient, à seulement 18 ans, 7 mois et 15 jours, le plus jeune vainqueur de l’histoire de la F1.









