À 100 jours du départ de l’édition 2026, le 9 octobre prochain, le Rallye Roses des Sables s’apprête à reprendre la direction du Maroc. Plus qu’une simple compétition automobile, ce raid d’orientation exclusivement réservé aux femmes mêle aventure, solidarité et dépassement de soi.
Créé en 2000, le Rallye Roses des Sables ne se résume pas à un défi sportif. L’événement est également engagé auprès de plusieurs associations, notamment RoseUp Association, qui accompagne les femmes touchées par le cancer. L’évènement participe aussi à des actions solidaires pour les populations locales, comme la collecte de matériel pour les enfants du désert.
Cette dimension humaine est l’une des principales raisons qui pousse de nombreuses participantes à s’inscrire.
« Les valeurs du Rallye Roses des Sables nous ont tout de suite touchées : la solidarité, l’entraide et l’engagement auprès d’associations. C’est une aventure humaine forte, qu’on avait envie de vivre à fond, ensemble », racontent Amélie et Léa, habitantes de la Vienne, qui prendront le départ en octobre.
Un rallye où la vitesse ne compte pas
Contrairement à un rallye classique, le Rallye Roses des Sables ne récompense pas les équipages les plus rapides. Ici, le chronomètre passe au second plan. L’objectif est de rejoindre des balises en parcourant le moins de kilomètres possible. Et ce, uniquement à l’aide d’une carte, d’une boussole et d’un roadbook. Le GPS est proscrit.
Le défi se déroule au cœur du désert marocain et met les participantes face à un exercice aussi exigeant physiquement que mentalement. Chaque jour demande de faire les bons choix de navigation, de gérer son véhicule et de savoir s’adapter aux imprévus.
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Comment se déroule le Rallye Roses des Sables ?
L’édition 2026 est programmée du 9 au 18 octobre. Après un départ depuis le sud de la France, les participantes rejoignent le Maroc. C’est là que se déroule l’essentiel de l’aventure. Pendant une dizaine de jours, les équipages enchaînent les étapes dans le désert avant de se retrouver chaque soir.
« Les journées sont intenses. Entre conduite, réflexion, gestion du terrain et entraide avec les autres équipages. Ensuite, tout le monde se retrouve au bivouac pour partager cette expérience unique », expliquent les deux participantes.
En effet, selon les parcours, les journées peuvent représenter entre six et dix heures de conduite. Et chaque étape demande autant de réflexion que de pilotage.
Quels véhicules participent au rallye ?
Le Rallye Roses des Sables est ouvert à plusieurs catégories de véhicules, notamment les 4×4, les SUV, les quads, les motos, les camions et les SSV (Side by Side Vehicle).
C’est justement cette dernière catégorie qu’ont choisie Amélie et Léa.
« Le SSV est à la fois maniable, léger et très performant sur des terrains difficiles comme le sable ou les dunes. C’est aussi un véhicule idéal pour une première expérience dans ce type de rallye », expliquent-elles.
Comme leur véhicule est loué directement au Maroc et n’est pas homologué pour circuler sur route, elles rejoindront le départ en avion avant de récupérer leur machine sur place.
Une longue préparation
Participer au Rallye Roses des Sables ne s’improvise pas. Avant même de prendre le départ, les équipages doivent réunir un budget conséquent, préparer leur navigation et se former à la conduite en conditions tout-terrain.
Pour Amélie et Léa, le coût du projet atteint environ 17 000 euros.
« Le plus gros point reste aujourd’hui l’aspect financier. Nous recherchons des sponsors et organisons des événements comme des lotos, brocantes ou des après-midis entre filles. Nous avons aussi créé une boutique d’objets personnalisés pour récolter des fonds. »
En parallèle, elles suivent une formation au pilotage du SSV et apprennent à lire un roadbook, indispensable pour évoluer sans assistance électronique.
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Plus qu’un défi automobile
Commerciale dans les travaux publics et passionnée de sports mécaniques, Amélie, 30 ans, n’a pas hésité lorsque Léa, 26 ans, assistante de direction dans le bâtiment et maman de deux enfants, lui a proposé de former un équipage. « Je n’ai pas réfléchi longtemps avant d’accepter. Participer à ce défi est à la fois un accomplissement personnel et une incroyable aventure humaine », confie Amélie.
Et leur objectif ne se limite pas au classement. « Nous voulons vivre une expérience unique, sortir de notre zone de confort, faire de belles rencontres et revenir grandies de cette aventure. Et bien sûr, représenter fièrement la Vienne… et prouver que même depuis la Vienne, on peut aller conquérir le désert ! »
À 100 jours du départ, elles poursuivent leur préparation avec le même objectif que les 250 autres participantes attendues au Maroc : rallier l’arrivée, guidées uniquement par leur sens de l’orientation, leur détermination et leur esprit d’équipe.









