Après presque 10 ans d’absence, la Formule 1 va retrouver le circuit international de Sepang. Le tracé malaisien accueillera exceptionnellement le Grand Prix de Bahreïn du 2 au 4 octobre 2026. Un retour qui permet de garder une manche de plus au championnat.
Le retour de Sepang ne se résume pourtant pas à un simple remplacement de dernière minute. Derrière ce choix, on y retrouve un circuit avec une histoire riche, marqué par des courses spectaculaires et des conditions météo souvent imprévisibles. Alors que la F1 s’apprête à y disputer un Grand Prix de Bahreïn pour le moins inédit, revenons sur ce tracé malaisien qui a longtemps occupé une place spéciale dans le calendrier.
Sepang retrouve la Formule 1 après neuf ans d’absence
Le Grand Prix de Bahreïn aura donc finalement bien lieu en 2026, mais… pas à Sakhir. En raison de la situation au Moyen-Orient, la course sera donc exceptionnellement organisée sur le circuit international de Sepang, en Malaisie, du 2 au 4 octobre. L’épreuve conservera aussi officiellement son appellation de Grand Prix de Bahreïn, malgré son déplacement à plus de 6 000 kilomètres de son circuit habituel.
Une décision qui permet donc à la Formule 1 de maintenir une manche au calendrier tout en évitant les risques liés à l’organisation d’une course dans le Golfe. Sepang s’est rapidement imposé comme une solution logique, notamment grâce à sa position géographique entre les Grands Prix d’Azerbaïdjan et de Singapour. Le matériel et les équipes seront donc comme ça transportés plus facilement entre les différentes étapes de cette partie asiatique du calendrier.
Pour Sepang, ce rendez-vous sera surtout le retour de la F 1 après 9 ans d’absence. Le circuit avait accueilli son dernier Grand Prix en 2017, remporté par Max Verstappen devant Lewis Hamilton et Daniel Ricciardo. Depuis, la piste malaisienne s’est principalement tournée vers le MotoGP et d’autres compétitions internationales.
Un tracé signé Hermann Tilke
Construit en 1997 et inauguré deux ans plus tard, le circuit de Sepang a été imaginé par l’architecte allemand Hermann Tilke, qui est aussi à l’origine des tracés de Shanghai et de Bahreïn. Le circuit principal mesure 5,543 kilomètres et compte pas moins de 15 virages. Il se caractérise par un mélange de longues lignes droites et de courbes rapides, avec une piste particulièrement large qui favorise les possibilités de dépassement.
L’une de ses principales particularités se trouve dans sa dernière partie. Une longue ligne droite mène les pilotes vers une épingle très serrée avant de rejoindre la ligne droite des stands. Cette configuration permet notamment aux pilotes de tenter des dépassements grâce aux différences de vitesse entre les deux secteurs.
Le circuit est également connu pour ses conditions météorologiques difficiles. La chaleur et l’humidité peuvent mettre les pilotes et les voitures à rude épreuve, et les averses tropicales peuvent rapidement transformer une course. En 2009, une pluie particulièrement intense avait d’ailleurs provoqué l’interruption du Grand Prix avant la mi-course. Les conditions avaient été si difficiles que les pilotes classés dans les points n’avaient reçu que la moitié des points
Un circuit qui a marqué l’histoire de la F1
Depuis son arrivée au calendrier en 1999, Sepang a offert plusieurs courses mémorables. La première édition avait été marquée par le retour de Michael Schumacher après sa blessure à Silverstone. Le pilote Ferrari avait signé la pole position avant de laisser la victoire à son coéquipier Eddie Irvine, alors en lutte pour le titre mondial face à Mika Häkkinen.
Quelques années plus tard, c’est Kimi Räikkönen qui y avait décroché sa première victoire en Formule 1 en 2003, à seulement 23 ans. Fernando Alonso s’était lui aussi imposé dans des conditions difficiles en 2012, après avoir résisté au retour de Sergio Pérez.
La dernière édition, en 2017, avait vu Max Verstappen s’imposer devant Lewis Hamilton. Le Néerlandais avait alors gagné sa deuxième victoire en Formule 1, quelques jours seulement après son anniversaire.
Une piste exigeante pour les pilotes et les monoplaces
Le retour de Sepang est un gros changement pour les équipes. Contrairement à Sakhir, où les longues lignes droites et les gros freinages occupent une place assez centrale, le tracé malaisien demande un certain équilibre entre vitesse de pointe, efficacité aérodynamique et stabilité dans les courbes rapides.
Encore une fois, la météo pourrait elle aussi jouer un rôle majeur dans le déroulement du week-end. Une averse tropicale peut modifier les conditions de piste en quelques minutes et bouleverser la hiérarchie. Les équipes devront donc être particulièrement attentives aux prévisions et capables de réagir rapidement en cas de changement de conditions.
A lire aussi : Un calendrier F1 encore incertain face au casse-tête du Moyen-Orient
Un retour inattendu dans un calendrier bouleversé
Le retour de Sepang arrive dans un contexte quand même très particulier. Le Grand Prix de Bahreïn, initialement prévu au printemps, n’a pas pu se tenir à Sakhir en raison des tensions militaires dans la région. Cette option permet donc de maintenir l’épreuve. Mais elle voit également le retour d’un circuit apprécié des pilotes et des fans.
« Nous sommes ravis de confirmer que la Malaisie accueillera le Grand Prix de Bahreïn en 2026. Une fois de plus, notre sport a démontré sa capacité à s’adapter, à trouver des solutions et à concrétiser des projets », a déclaré Stefano Domenicali, président-directeur général de la Formule 1, ce dimanche, lors du Grand Prix de Hongrie.
Le rendez-vous de Sepang s’insérera donc entre les Grands Prix d’Azerbaïdjan et de Singapour, formant un enchaînement de trois courses en Asie.
Le Grand Prix de Bahreïn se disputera donc bien du 2 au 4 octobre 2026, mais avec un décor totalement différent.









