Ce week-end s’est tenu le Grand Prix d’Italie 2026 à Monza. Terres de Ferrari, l’écurie n’y a pas triomphé. C’est Kimi Antonelli, l’unique Italien de la grille, qui s’est imposé, pour le bonheur des supporters. Découvrez le résumé du Grand Prix d’Italie 2026.

La course a connu quelques rebondissements. Trois abandons, dont un qui provoque un drapeau rouge et donc un arrêt du GP. Une voiture de sécurité virtuelle a également rebattu les cartes.

La déception de Ferrari

Les deux pilotes Ferrari s’élançaient de la 3e et 4e place, après la pénalité infligée à Piastri qui le relègue à la 6e place. Cependant, lors du deuxième tour, Charles Leclerc perd le contrôle de sa monoplace et traverse les graviers pour terminer dans la barrière de pneus. La Ferrari du Monégasque est détruite. L’écurie italienne qui espérait triompher devant ses fans perd dès le départ l’une de ses voitures. 

Pour Hamilton, le constat n’est pas meilleur. Il se retrouve dixième à la suite d’une bataille avec son coéquipier au départ qui lui a fait perdre beaucoup de positions. Lors du déploiement du drapeau rouge, il est 8e. La situation n’est donc pas celle espérée pour un Grand Prix à domicile chez Ferrari.

Le pilote britannique termine la course 6e, après de longues batailles avec Piastri qui finit 5e.

La victoire d’un Italien

Heureusement pour les Italiens, le jeune pilote originaire du pays a réchauffé les cœurs. Parti de la 19e place, Kimi Antonelli s’impose au terme d’une course parfaitement maîtrisée.

Bien qu’il ait commis quelques erreurs, notamment lorsqu’il se battait avec son coéquipier, Antonelli réussit une remontée spectaculaire. Personne n’avait remporté le GP de Monza en partant d’aussi loin sur la grille. 

Kimi Antonelli est devenu le premier pilote italien à remporter le Grand Prix d’Italie à Monza depuis Ludovico Scarfiotti en 1966. Cela fait donc 60 ans que ce n’était pas arrivé.

De plus, il s’agit de la deuxième meilleure remontée depuis le fond de la grille pour une victoire dans l’histoire de la F1. En effet, John Watson gagnait à Long Beach, en 1983, en partant de la 22e place. Ce week-end, Antonelli se place juste derrière lui, en remportant un Grand Prix depuis la 19e place sur la grille.

Déjà au 18e tour, le jeune Italien de 20 ans prenait les commandes de la course. 

Malgré un George Russell qui a défendu sa première place, l’arrivée de la voiture virtuelle de sécurité a permis à Antonelli de s’arrêter et de changer de pneus. Avec une gomme plus usée, Russell n’a pu résister à son coéquipier et finit donc 2e.

Il ne faut pas oublier que Kimi Antonelli partait de la 19e place pour des changements de pièces moteur. Le sien était donc neuf comparé à celui de Russell.

« Je n’aurais jamais cru que ce soit possible aujourd’hui. Mais on a réussi à le faire. Je suis extrêmement heureux. C’est génial, je vais en profiter au maximum. »

Kimi Antonelli, interviews d’après-course, Canal+

Verstappen complète le podium

Max Verstappen réalise un bien meilleur résultat que la course précédente. Le Néerlandais avait abandonné à cause d’un accident lors de son Grand Prix à domicile la semaine dernière. Il termine 3e à Monza, ce qui est, selon lui, un bon résultat. Le pilote Red Bull n’a tout de même pas manqué de critiquer la puissance moteur des monoplaces de cette année.

« “Marrant” est un grand mot, c’était sans doute plus sympa à regarder qu’à conduire, car c’est comme avoir la puissance d’une F3 avec l’appui d’une F1. Mais c’était ok. On a fait de notre mieux avec le rythme qu’on avait qui manque de déploiement comparé aux moteurs Mercedes. Mais être sur le podium, c’est déjà un bon résultat pour nous. »

Max Verstappen, interviews d’après-course, Canal+

La place des Français au Grand Prix d’Italie

Seuls deux Français ont pris le départ du GP d’Italie ce week-end. Isack Hadjar étant toujours en convalescence, seuls Pierre Gasly et Esteban Ocon étaient sur la grille de départ.

Et la position de Gasly était inattendue. En effet, le Français s’élançait de la pole position, magnifiquement gagnée lors des qualifications le samedi. Pour rappel, c’est la première pole position d’un Français depuis 29 ans avec Jean Alesi. Le Normand termine la course septième, derrière les Mercedes, Verstappen, les McLaren et Hamilton. Un résultat positif selon lui.

Je pense qu’il faut être très satisfait de tout le week-end. C’est sûr qu’après hier, ça donne envie de rêver et de se dire que c’est peut-être possible sur toute une course. Mais je pense qu’aujourd’hui on est plus revenu à la réalité. On a fait quelque chose de magique hier, aujourd’hui on s’attendait à ce qu’on ait du mal à garder ces McLaren, les Ferrari et les Mercedes derrière. Donc au final je suis content, on fait un très bon premier départ. Je me fais vite doubler dès la première ligne droite parce qu’en restant devant, c’est sûr que c’était dur sans l’aspiration. Deuxième départ bon, après j’arrive à rester un peu les dix, douze premiers tours à rester dans le bon wagon, et dès que j’ai perdu un peu plus, trois, quatre secondes après, c’était trop compliqué, je n’arrivais plus à suivre. Il y a beaucoup de positif à prendre. C’est sûr qu’on aurait tous voulu rêver mieux. Mais ça reste une très bonne course, quand on voit qu’on se bagarre un peu avec Norris, qui gagne les deux dernières courses, et qu’on finit à trois secondes d’Hamilton.

Pierre Gasly, interviews d’après-course, Canal+

Esteban Ocon, dixième lors du drapeau rouge provoqué par Leclerc, termine finalement 16e. Il se trouve juste derrière Ollie Bearman, son coéquipier. Le Britannique bénéficiait pourtant des améliorations moteur.

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