L’undercut repose sur un principe simple : rentrer aux stands avant l’adversaire qui se trouve devant pour chausser des pneus neufs.
Ces gommes fraîches offrent une meilleure adhérence et permettent au pilote de rouler plus vite, le temps que son rival reste en piste avec des pneus plus usés.
Résultat : quand ce dernier s’arrête aux stands son tour, il ressort derrière.
Une inversion des positions, donc, sans le moindre dépassement en piste. Récemment au Grand Prix d’Austin, Charles Leclerc a exécuté un undercut sur Lando Norris, qui lui a permis de dépassé la McLaren.
Encore une question de timing
En Formule 1, le timing d’un arrêt au stand est une science à part entière.
Rentrer trop tôt, c’est risquer de manquer de performance en fin de course.
Rentrer trop tard, c’est laisser l’opportunité à son adversaire de tenter un undercut.
Tout se joue alors entre pilote et ingénieur, selon la dégradation des pneus, la température de la piste ou même la position du peloton.
Sur des circuits exigeants comme Bahreïn ou Barcelone, où les pneus s’usent rapidement, l’undercut est souvent redoutable.
À l’inverse, sur des pistes comme Monaco, où dépasser est quasiment impossible, il devient l’une des seules chances de gagner une position.
L’autre face de la stratégie : l’overcut
Moins courant, mais tout aussi stratégique : l’overcut.
Cette fois, le pilote choisit de rester en piste plus longtemps, espérant profiter d’un tour clair pendant que son adversaire ressort dans le trafic après son arrêt au stand.
Une option risquée, mais parfois payante, notamment quand les pneus mettent du temps à chauffer après un changement.









