La saison 2025 marque un tournant en Formule 1. Rarement la grille a accueilli autant de rookies en une seule année : Oliver Bearman (Haas), Isack Hadjar (Racing Bulls), Kimi Antonelli (Mercedes) et Gabriel Bortoleto (Sauber). Au-delà du nombre, ces quatre pilotes ont surtout impressionné par leurs performances et leur capacité d’adaptation. Une première saison qui laisse présager un bon avenir pour 2026.
Une année historique pour les débutants
Ils sont quatre rookies à s’être engagés dès le début de saison et à avoir réussi à la terminer. Une quantité de nouveaux pilotes rare en Formule 1. Pourtant, aucun d’eux n’a semblé dépassé par l’événement.
Chacun a su tirer le maximum de sa monoplace, en fonction de son potentiel. Certains ont brillé par leur régularité, d’autres par des coups d’éclat marquants, mais tous ont montré qu’ils méritaient leur place sur la grille. On peut ajouter que deux pilotes F1 « rookie » ont aussi participé à cette saison. En effet Liam Lawson ne peut pas vraiment être considéré comme un vrai rookie, étant donné qu’il avait participé à un grand nombre de courses. Pour ce qui est de Jack Doohan, il n’aura pas gardé son baquet, remplacé par Franco Colapinto chez Alpine. Pour cette saison 2026, le pilote australien occupe toutefois le poste de pilote de réserve chez l’écurie Haas F1 Team.
Isack Hadjar, la révélation
Élu meilleur rookie, Isack Hadjar a marqué 2025 de son empreinte. Pourtant, son premier week-end en Australie ne reflète pas la suite de sa saison. Il abandonne dès le tour de formation après s’être laissé surprendre par la pluie. Une erreur de jeunesse, qu’il corrige immédiatement.
Dès la Chine, il termine 4e et lance véritablement sa saison. Il entre dans les points dès sa troisième course, puis enchaîne les performances. À Monaco, il signe une brillante qualification et termine 6e dans les rues de la Principauté.
Son meilleur moment arrive à Zandvoort. Il réalise sa meilleure qualification et décroche son premier podium, profitant notamment du DNF de Norris. Ce résultat lui donne un véritable boost de confiance pour la suite.
Régulier et opportuniste, Hadjar termine dix fois dans les points et devance son coéquipier Liam Lawson à treize reprises en course. Il domine clairement son duel interne.
Sa saison maîtrisée lui ouvre les portes de Red Bull pour 2026. Grandement, selon ses mots, dû à ce podium à Zandvoort. Le défi sera immense aux côtés de Max Verstappen, mais le Français a prouvé qu’il savait relever les challenges.
Kimi Antonelli, du très haut niveau malgré un passage à vide
Titularisé chez Mercedes à seulement 18 ans, Kimi Antonelli attire tous les regards en début de saison. Il ne se laisse pas impressionner et termine 4e dès le Grand Prix d’ouverture en Australie.
Sur les cinq premières courses de F1, le rookie entre trois fois dans les points. Il signe une pôle en course sprint à Miami et décroche son premier podium au Canada. Son début de saison impressionne.
Le retour en Europe complique les choses. Les performances deviennent plus irrégulières et il traverse un vrai passage à vide pendant l’été. La pression pèse sur ses épaules.
Mais Antonneli réagit. Après la pause estivale, il retrouve son niveau et décroche deux nouveaux podiums au Brésil et à Las Vegas. Il termine la saison avec quatorze entrées dans les points, preuve d’une réelle constance malgré des moments difficiles.
S’il parvient à gommer ces périodes creuses, il pourrait franchir un cap en 2026. Lui permettant de se rapprocher du titre mondial.
Gabriel Bortoleto, la maturité au volant
Gabriel Bortoleto, rookie protégé de Max Verstappen, réalise une saison de F1 très solide compte tenu du niveau de performance de la Sauber.
Sa meilleure performance reste sa 6e place au Grand Prix de Hongrie. Il entre cinq fois dans les points et termine onze fois devant son coéquipier Nico Hülkenberg, pourtant l’un des pilotes les plus expérimentés de la grille.
Il connaît quelques courses plus compliquées, notamment au Brésil à domicile, mais il reste constant et appliqué tout au long de l’année.
En 2026, Sauber deviendra Audi et le projet changera d’envergure. Bortoleto devra confirmer, mais il a déjà montré qu’il possédait la maturité nécessaire.
Oliver Bearman, la confirmation attendue
Après avoir impressionné en 2024 lors de son remplacement chez Ferrari, Oliver Bearman arrive chez Haas avec des attentes élevées.
Son premier Grand Prix reste légèrement compliqué avec plusieurs erreurs et une 14e place à l’arrivée. Il se reprend rapidement en marquant des points régulièrement.
Le rookie anglais devient le premier pilote Haas F1 Team à enchaîner cinq entrées consécutives dans les points. Malgré quelques erreurs d’apprentissage à Monaco et Silverstone, il réalise une saison complète et en constante progression.
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Au Mexique, il impressionne en terminant 4e, en contenant des monoplaces plus performantes derrière lui sans commettre d’erreur.
Sur la seconde partie de saison, il domine régulièrement son coéquipier et termine douze fois devant lui. Une année solide qui pourrait ouvrir la voie à un premier podium en 2026.
Une hiérarchie déjà en train de se dessiner ?
Si les quatre rookies ont tous réussi leur première saison, leurs trajectoires diffèrent déjà. Isack Hadjar s’impose comme la référence de cette génération grâce à sa régularité qui lui vaut une promotion chez Red Bull.
Kimi Antonelli affiche le plus grand potentiel brut, capable de performances exceptionnelles malgré une saison irrégulière. Oliver Bearman et Gabriel Bortoleto se distinguent par leur constance et leur maturité.
Avec les changements de réglementation en 2026, cette génération pourrait bouleverser encore davantage la hiérarchie. Une chose paraît certaine, les cookies de 2025 ne joueront déjà plus le rôle d’apprentis.









