Pénalisé de cinq secondes après son accrochage avec George Russell au Grand Prix de Belgique, Lewis Hamilton a une nouvelle fois été au centre des décisions des commissaires. Une sanction qui relance les débats sur le traitement réservé au septuple champion du monde. Mais les chiffres montrent-ils réellement que les concurrents sanctionnent davantage le pilote Ferrari ?

Le week-end de Spa-Francorchamps a rapidement tourné au compliqué pour Lewis Hamilton. Après un accident en essais libres, le Britannique a été impliqué dans un autre incident dès le premier tour de course. À l’entrée des Combes, sa Ferrari a souffert de sous-virage et a percuté la Mercedes de George Russell, provoquant l’abandon du pilote Mercedes.

Les commissaires ont jugé Hamilton responsable de l’accrochage et lui ont donné 5 secondes de pénalité. Une décision que le pilote Ferrari a eu du mal à comprendre.

« Je pense que c’était un simple fait de course. À mes yeux, cela ne méritait pas une pénalité. » expliquait Lewis Hamilton après la course à Spa .

La sanction aurait quand même pu être plus lourde. Les commissaires ont retenu que Hamilton avait identifié la présence de Russell, tenté de lui laisser de l’espace et essayé d’éviter le contact. Les commissaires ont également pris en compte le sous-virage et le fait que l’incident ait eu lieu au premier tour.

Lewis Hamilton n’a d’ailleurs reçu aucun point de pénalité sur sa Super Licence pour l’accrochage.

Trois points de pénalité, mais pas les plus sanctionnés

Pour déterminer si Lewis Hamilton est réellement davantage ciblé, il faut examiner les points de pénalité qu’il a accumulés sur sa Super Licence. Avant le Grand Prix du Canada, le pilote Ferrari en avait trois.

Mais ces points ne provenaient pas de la saison 2026. Ils ont été récoltés en 2025, après avoir commis une infraction sous double drapeau jaune aux Pays-Bas et avoir eu une collision avec Franco Colapinto au Brésil. Ces points-là restent actifs pendant douze mois avant de disparaître.

Lewis Hamilton était donc loin d’être le pilote le plus proche de la limite des douze points, synonyme de suspension automatique pour un Grand Prix : Oliver Bearman en comptait 10, Lance Stroll 6, Kimi Antonelli 5 et Oscar Piastri 4. Lewis Hamilton partageait son total de 3 avec Alex Albon et Max Verstappen.

Sur ces chiffres, difficile donc de considérer Lewis Hamilton comme le pilote le plus sanctionné de la grille.

Une décision qui interroge face à Leclerc

Le débat a toutefois été relancé à Spa après un autre incident impliquant Charles Leclerc. Quelques instants après l’accrochage entre Hamilton et Russell, le Monégasque a eu un contact avec Oscar Piastri dans le même secteur. Les commissaires n’ont pas sanctionné Leclerc, contrairement à son équipier.

Les commissaires ont estimé que Piastri ne disposait pas d’une possibilité réelle de terminer son dépassement par l’extérieur. Leclerc aurait, selon eux, suivi la trajectoire normale à l’approche du virage, sans chercher à pousser la McLaren hors piste.

Les deux situations sont bien évidemment différentes dans leur analyse réglementaire. Mais cette succession de décisions a beaucoup alimenté les discussions, notamment chez les fans de Lewis Hamilton .

Lewis Hamilton réellement dans le viseur ?

À ce stade, les chiffres ne permettent pas de l’affirmer. Hamilton a bien été pénalisé à Spa, mais les commissaires ont retenu des circonstances atténuantes et ne lui ont attribué aucun point supplémentaire sur sa Super Licence.

Son total de trois points actifs est également inférieur à celui de plusieurs pilotes de la grille. La saison 2026 ne montre donc pas, pour l’instant, une accumulation exceptionnelle de sanctions contre le septuple champion du monde.

La question se pose davantage sur la cohérence des décisions des commissaires. Lorsque deux incidents proches dans le temps aboutissent à des verdicts différents, comme à Spa entre Lewis Hamilton et Charles Leclerc, les interrogations sont inévitables.

Pour l’instant, difficile donc de parler d’un Lewis Hamilton « dans le viseur » de la FIA. Mais chaque nouvelle décision concernant le pilote Ferrari risque d’être scrutée de près, et le débat sur la régularité des sanctions, lui, n’a jamais semblé être proche de s’arrêter.

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Avatar de Océane Portelli

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