La saison 2026 de la Montagne débute les 21 et 22 février 2026 avec la Course de côte du Pont des Arabines, première manche du calendrier. À cette occasion, Möteur a interviewé Alexandre Vallon, pilote originaire d’Auvergne. Pour lui, l’objectif est déjà clair : se qualifier pour la finale de la Coupe de France de la Montagne organisée cette année à Massiac (Cantal). 

Massiac, un retour attendu après 26 ans 

La finale de la Coupe de France de la Montagne fera son grand retour à Massiac, une première depuis l’an 2000. Ce tracé de 4,1 km, situé au cœur du Cantal, fait partie des parcours reconnus de la discipline. Technique et exigeant, il accueillera en septembre les meilleurs pilotes qualifiés à l’issue de la saison régionale. 

Ce retour s’inscrit dans une volonté de renouer avec des sites historiques du sport automobile local, dans une région où les courses de côte restent bien implantées, malgré le nombre réduit. 

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Une saison pensée autour de la Coupe de France

Pilote de course de côte depuis 5 ans, Alexandre Vallon pratique le sport automobile depuis douze ans. Après avoir débuté par des journées roulages sur circuit, il s’est progressivement tourné vers la montagne. Après une saison complète en Championnat de France en 2025, le pilote de 31 ans a fait le choix, cette année, d’orienter son programme vers la Coupe de France. 

« Si je veux jouer la finale cette année, c’est surtout parce qu’elle se déroule en Auvergne, à Massiac. En tant qu’Auvergnat, c’est important pour moi de représenter ma région et mes partenaires, qui sont tous locaux. » 

Pour Alexandre, la Coupe de France reflète typiquement l’esprit de la course de côte. Ce sont des pilotes qui font eux-mêmes leur mécanique et leur préparation en amont, ce qui est le reflet de sa propre expérience. Sa Peugeot 206 S16, il l’a montée lui-même au fil des saisons. Acquis au départ pour s’exercer, le pilote axe désormais son objectif sur l’amélioration de son baquet.  

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Un programme centré sur la régularité

Alexandre Vallon se prépare depuis la saison passée. Le Championnat de France lui avait permis de tester sa voiture et de jauger le niveau de concurrence sur des courses nationales. Cette année, tout est différent. Pour se qualifier à la finale, il devra participer à pas moins de 10 courses régionales. Malgré la pression de bien faire, et de vouloir se mesurer aux autres, le pilote garde les pieds sur terre. 

« Il y a un très bon esprit, les voitures sont assez similaires dans chaque catégorie, et ça donne de belles bagarres. Personne ne se prend la tête, on sait qu’on retournera tous au travail lundi » explique-t-il avec humour.

L’hiver a été consacré à fiabiliser la voiture et corriger certaines évolutions qui n’avaient pas fonctionné l’année précédente. L’objectif est d’aborder la saison avec une voiture homogène et fiable et surtout, qui dure sur la totalité des courses. L’essentiel pour le pilote, outre le mental et le physique, c’est que la voiture fonctionne parfaitement. 

Une passion sans limite

En dehors de Massiac, Alexandre attend deux courses plus que les autres. Celle de Courpière, qu’il avait déjà gagnée par le passé, organisée par l’ASA Dôme Forez, dont il est licencié. Mais aussi la course de côte du Mont-Dore/Chambon-sur-Lac, qui réunit chaque année plus de 10 000 spectateurs. Malgré que cette course soit nationale, le pilote fera exception. Une course traditionnelle, « à la maison », organisée par Philibert Michy, ne peut être manquée, souligne le pilote. 

Alexandre Vallon insiste sur l’importance des courses régionales, qui comptent aujourd’hui plus de 200 participants à chaque fois. Certaines font leur retour au calendrier, comme Cacharat en Haute-Loire. Pour lui, il est important de rappeler que les courses régionales sont l’essence même des courses côtes. 

« La moitié voir les trois quarts des participants ne sont pas inscrit au Championnat de France, et ne font que des courses régionales. Si on enlève les courses de côte, l’évolution de ce sport s’arrête. » 

De plus, c’est un message fort, qui souligne le désir de transmission, mais surtout d’un pilote qui sait ce qu’il doit à la discipline. Papa d’un petit garçon de deux ans qui l’accompagne parfois sur les courses, Alexandre espère pouvoir transmettre sa passion à son fils, comme aux autres enfants passionnés. 

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