Alors que la saison 8 de la série Formule 1 : Drive to Survive s’apprête à sortir le 27 février sur Netflix. Découvrez comment cette série a fait changer la vision de la F1 aux yeux du grand public, en a attiré de nouveaux mais a aussi fait polémique.

La volonté d’attirer de nouveaux fans

En 2017, la société américaine Liberty Media rachète la Formule 1. L’objectif est simple : démocratiser la Formule 1, notamment aux États-Unis.

Même si la F1 a toujours été un sport populaire, il y a quelques années elle ne l’était pas autant qu’aujourd’hui. Avant 2018, la F1 avait du mal à attirer de nouveaux fans, notamment en dehors de l’Europe. Aux États-Unis, d’autres championnats de sport mécanique comme la NASCAR ou même l’Indycar étaient bien plus connus que la F1. Les téléspectateurs voyaient la catégorie reine comme un sport ennuyeux et difficile à suivre.

Avant le rachat par Liberty Media, l’ancien propriétaire de la F1, Bernie Ecclestone, a censuré et supprimé toutes les photos et vidéos qui montraient les coulisses et les paddocks. Selon France Info, le nombre de téléspectateurs a chuté de 24 millions de téléspectateurs entre 2008 et 2017 en France.

Liberty Media comprend immédiatement l’importance des réseaux sociaux pour toucher le grand public. Elle y diffuse des contenus exclusifs avec les équipes et les pilotes, ce qui était inimaginable sous l’ère Ecclestone. Les écuries ouvrent de leur côté des comptes Instagram et TikTok. Cela leur permettra aussi d’attirer de nouveaux sponsors.

La sortie de « Drive To Survive »

Début 2019, Liberty Media frappe fort avec la sortie de la série documentaire « Drive To Survive » sur Netflix. L’objectif est simple : attirer de nouvelles personnes à s’intéresser et à regarder le championnat du monde de Formule 1.

Ici, la série montre des scènes inédites que l’on n’aperçoit pas pendant les séances d’essais et courses. Elle nous dévoile les coulisses de ce sport. On y voit les tensions entre pilotes et écuries. Drive to Survive montre désormais les pilotes sous un autre jour : les téléspectateurs découvrent non seulement les figures publiques, mais aussi les humains derrière les casques. On a des images du paddock, des briefings d’écurie, nous sommes plongés au cœur des coulisses.

Dans ce documentaire, on découvre aussi d’autres acteurs principaux de la F1. Notamment Gunther Steiner (ancien directeur de l’écurie Haas), qui a été une figure emblématique de la série. Il en sortira même un livre intitulé : « Surviving to Drive » (qui fait bien évidemment référence à la série sortie sur Netflix).

Deux premières saisons réussies

Les deux premières saisons, qui parlent donc des saisons 2018 et 2019, sont pour la plupart des fans de Formule 1 les plus réussies. La série arrive à vulgariser le monde technique de la Formule 1 pour les néophytes.

Le montage prend parfois certaines libertés : il arrive que les réactions des pilotes ne correspondent pas exactement à l’action telle qu’elle s’est déroulée en temps réel.

L’aspect humain des pilotes est développé, nous les voyons douter et frustrés. Les spectateurs s’attachent aux pilotes comme ils s’attacheraient à des personnages de série.

Selon l’ESPN (Entertainment Sport Programming Network Incorporated), le nombre moyen de téléspectateurs par course a augmenté de 70 %. Et ce, en grande partie grâce à Drive to Survive et au contenu plus actif sur les réseaux sociaux. Depuis la diffusion de la première saison, le Grand Prix d’Austin a enregistré une augmentation de 15 % de ses ventes de billets.

Les polémiques autour de la série

Mais au fur et à mesure des saisons, la série s’est progressivement dirigée vers une mise en scène scénarisée. Les rivalités entre les pilotes sont exagérées, voire parfois créées.

Des radios sont utilisées sur une course alors qu’elles proviennent d’autres manches. Au montage, l’ordre chronologique des actions en piste ou même des déclarations est modifié pour créer du suspens.

Ici chaque course est montrée comme un spectacle même si celle-ci se joue à la stratégie. Dans la réalité, une victoire qui se joue principalement sur la stratégie peut parfois sembler moins spectaculaire. Comparée à la version dramatisée et spectaculaire mise en scène par Netflix.

En 2024, le Britannique Lando Norris déclare :

« Je veux des faits, pas de scénarios inventés ni d’absurdités fabriquées, ce qui est le cas. Je parle du portrait de Max, et de notre opposition profonde. Ils n’ont pas besoin d’inventer quoi que ce soit. Il y a du drame, de toute façon. Ils peuvent simplement montrer les faits. »

Alors pour cette nouvelle saison de Drive to Survive, à quoi s’attendre ? Un retour aux origines de la série ou une continuation dans la lignée des dernières saisons ? Il faudra attendre le vendredi 27 février 2026 pour regarder la saison 8 sur Netflix.

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Avatar de Valentin Derancourt

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