Pour l’édition 1999, Mercedes engage trois voitures pour les 24 h du Mans. Pour cela, il développe spécifiquement un prototype : la Mercedes-Benz CLR. L’objectif était de remporter la course sarthoise mais tout ne se passe pas comme prévu.
En 1999, la concurrence est rude aux 24 h du Mans. On retrouve de grands constructeurs comme Toyota, BMW, Audi, Nissan et bien évidemment Mercedes qui peuvent prétendre à la victoire au général.
Avec trois Mercedes-Benz CLR engagées, l’écurie allemande est l’un des grands favoris pour cette édition 1999 des 24 h du Mans. Pourtant aucun des trois prototypes engagés ne finira la course.
La Mercedes-Benz CLR
Ce prototype développé par la firme allemande est taillé pour l’épreuve française. La Mercedes-Benz CLR est propulsée par un moteur V8 à 90°, le Mercedes-Benz GT 108 C. Celui-ci développe 700 chevaux. Sa vitesse maximale est de 349 km/h avec un rapport poids/puissance de 1,306 kg/ch.
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Ce qui est le plus impressionnant, c’est son aérodynamisme.
Le profilage du prototype est conçu pour le circuit du Mans, en combinant vitesse de pointe et appui aérodynamique. Avant l’épreuve se déroulant en juin, elle effectue plus de 30 000 kilomètres.
Les essais libres
La n° 4 est confiée à Mark Webber, à Jean-Marc Gounon et à Marcel Tiemann. Dans la n° 5, on retrouve : Christophe Bouchut, Nick Heifield et Peter Dumbreck. Enfin la n° 6 est pilotée par Franck Lagorce, Pedro Lamy et Bernd Schneider.
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La Mercedes se voit moins rapide que prévu. Les pilotes sont déçus des performances des prototypes allemands. Lors du jour de test, les trois équipages effectuent seulement les 6ᵉ, 14ᵉ et 15ᵉ temps.

Les qualifications
Pour la séance qualificative, les pilotes n’arrivent pas à extraire plus de performances. Leur vitesse de pointe est inférieure à celle des Toyota GT One. La meilleure performance est celle de Bernd Schneider qui arrive à placer sa voiture en 4ᵉ position pour le départ de la course. Mais un autre évènement bien plus préoccupant inquiète l’écurie allemande.
Lors des qualifications, une des Mercedes CLR s’est envolée sur le circuit. À bord de la voiture, Mark Webber se voit passager de sa voiture dans le ciel. Heureusement l’accident est sans conséquence et le pilote australien s’en sort indemne. Les dégâts sont assez légers puisque la CLR a réatterri sur ses roues.
Le warm-up
Le samedi matin, quelques heures avant le départ de la course, a lieu un warm-up. Celui-ci sert à vérifier le bon fonctionnement des voitures ainsi qu’à effectuer des ajustements de dernière minute si besoin.
Mais une nouvelle fois la Mercedes CLR de Mark Webber s’envole. Celle-ci se retourne et rejoint la piste sur le toit. Encore une fois le pilote n’est pas blessé et s’en sort. L’équipage de cette n° 4 ne prendra pas le départ. Il est impossible pour les mécaniciens de réparer la voiture.
Mark Webber déclare :
« Nous y sommes de nouveau : le ciel, le sol, le ciel, mais un peu plus vite car j’étais même plus haut cette fois, et cela semblait un peu plus violent, ce n’était pas en douceur. Il y avait plus d’arbres à ma gauche mais une fois encore, la voiture n’est pas partie dans le paysage, elle a atterri sur la piste. »
« Je crois que la voiture a touché la barrière à quelques reprises et j’ai donc fait un tête-à-queue, et cette fois elle est restée sur le toit J’ai commencé à paniquer un peu car dans ces voitures il y avait toujours un risque d’incendie. J’étais paranoïaque quant au fait de rester piégé à l’intérieur, et en même temps j’étais tellement en colère avec l’équipe car je savais que je n’avais rien fait de mal, je savais que ça ne venait pas de moi. Je m’étais fait arnaquer. »
Jamais deux sans trois
Mercedes prend donc le départ avec seulement deux de ses trois voitures. La course se passe bien pour l’équipe allemande puisque les pilotes se battent aux avant-postes. À l’approche de la nuit à 20 h 40, Peter Dumberck touche légèrement une Porsche 911 GT2. Cela a pour conséquence d’endommager à l’avant sa Mercedes CLR.
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Sept minutes après le petit accrochage, la Mercedes n° 5 s’envole pour la troisième fois du week-end. C’est sur la bosse d’Indianapolis que le prototype décolle. Cette fois-ci la voiture atterrit dans une petite clairière au bord de la piste. Les images sont impressionnantes mais heureusement le pilote s’en sort indemne comme Mark Webber. Suite à l’incident, Mercedes demande à la dernière CLR de rentrer aux stands pour abandonner.









