Ce week-end a eu lieu la 94ᵉ édition des 24 Heures du Mans. Depuis la nouvelle réglementation des Hypercars, c’était la course la plus disputée sur le circuit sarthois. L’équipe Möteur était présente sur place et vous en fait un résumé avec les plus grands moments de ces 24 Heures du Mans 2026.
C’est la manche la plus attendue chaque année du championnat du monde d’endurance. Tous les ans, les équipes se préparent du mieux possible pour les 24 heures du Mans. La plupart préfèrent remporter cette épreuve mythique du WEC que le championnat.
Cette année la victoire revient à l’écurie Toyota avec la n° 7. L’équipage finit avec seulement 10 secondes d’avance sur la BMW n° 20. Enfin la seconde Hypercar japonaise (Toyota n° 8) finit sur la dernière marche du podium.
Victoire de Toyota
Depuis 2022, le constructeur japonais ne s’était pas imposé sur le circuit de la Sarthe. En 2023, 2024 et 2025, les Ferrari avaient remporté ces trois éditions des 24 heures du Mans avec les nᵒ 51, 50 et 83. Mais cette année Toyota renoue avec la victoire.
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Dans la TR010 n° 7, Kamui Kobayashi et Mike Conway remportent pour la deuxième fois les 24 heures du Mans après 2021. Pour leur coéquipier Nyck de Vries, c’est une première.
Ferrari, une course compliquée
La marque au cheval cabré a connu une édition 2026 plus compliquée que les trois précédentes. Dès la deuxième heure de course, la Ferrari n° 50 commet une erreur. Au virage Tertre Rouge, Antonio Fuoco est entré en contact avec une LMP2, ce qui lui fait perdre le contrôle de son Hypercar.
Une heure après la voiture sœur, la n° 51 se voit infliger une pénalité de drive-through. Alessandro Pier Guidi, qui voulait dépasser une LMP2, emporte trop de vitesse et vient percuter l’Oreca n° 9. Moins de six heures avant la fin de la course, la Ferrari nᵒ 50 pilotée par Antonio Fuoco, Nicklas Nielsen et Miguel Molina abandonne suite à un problème mécanique.
Finalement, la n° 51 finit à la cinquième position à plus de deux minutes du leader. La 499 P nᵒ 83 de l’équipe privée d’AF Corse termine à la septième position.
Genesis la première fois aux 24 Heures du Mans
Pour sa première fois aux 24 Heures du Mans, la nouvelle écurie Genesis n’a pas connu une course de tout repos. La n° 19 pilotée par Mathieu Jaminet, Paul-Loup Chatin et Dani Juncadella s’est arrêtée à deux reprises sur la piste. Sur ces deux problèmes, les pilotes ont dû faire un reset de la GMR-001. Pour finir, l’équipage de la n° 19 franchit la ligne d’arrivée à la 13ᵉ position avec neuf tours de retard.
La voiture sœur, la n° 17, n’a pas vu le drapeau à damier. La Genesis pilotée par André Lotterer, Pipo Derani et Mathys Jaubert a dû abandonner le dimanche matin suite à une rupture de la suspension.
Cyril Abiteboul, directeur du programme Hypercar, déclare :
« Ce problème est nouveau. Nous en discuterons bien évidemment avec notre partenaire, mais je crois que c’est un sujet, en tout cas pour nous, qui est assez nouveau. »
« Nous savons que tout le monde va sur les vibreurs ici. Si nous voulons être compétitifs, monter dessus fait gagner du temps. Mais cela compromet aussi la fiabilité. Nous nous étions aussi dit que c’était l’année pour explorer. Si nous ne le faisons pas l’année où nous allions être un peu décrochés, nous n’allons pas le faire l’année où nous serons dans les points ou en lice pour viser le podium.
« Sans rentrer dans les détails, nous avons aussi eu d’autres casses. Cela fait partie des choses qu’il faut améliorer. Je pense que nous avons une voiture qui est très exigeante, et nous la faisons rouler peut-être de manière exigeante. Ce sont des choses ici qu’il faut apprendre et, peut-être, être un peu moins exigeant sur les setups. Sans oublier la partie électronique. »
La déception pour Sébastien Bourdais
Toujours à la recherche de sa première victoire aux 24 Heures du Mans, le pilote français Sébastien Bourdais semblait bien parti cette année. La Cadillac n° 38 pilotée par Sébastien Bourdais, Jack Aitken et Earl Bamber ont longtemps joué la victoire au classement général jusqu’à un problème de direction assistée. La Cadillac a dû abandonner cette 94ᵉ édition.
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Très frustré, le Français déclare :
« En plus de ça, la direction assistée a lâché à la sortie des stands. J’ai dû ramener la voiture jusqu’au garage en perdant énormément de temps et en essayant de ne pas partir à la faute. Au Mans, si vous rentrez au garage et que vous n’en ressortez pas en moins d’une minute, c’est terminé. »
« Mais cette course a une manière bien à elle de remettre tout le monde à sa place. Et pour une pièce à deux dollars, tout s’est terminé de manière brutale. »
« J’ai 47 ans. Je n’aurai plus beaucoup d’occasions comme celle-ci. Mais, c’est la course. Michael Andretti a disputé quoi… vingt Indy 500 sans jamais la gagner. Certaines courses décident simplement de tourner le dos à certains pilotes et de sourire à d’autres. »
La dernière d’Alpine au Mans
En février dernier, la marque française a annoncé la fin de son programme en Hypercar à l’issue de la saison 2026. C’étaient donc les dernières 24 heures du Mans d’Alpine avec l’A424. La n° 35 a terminé 6ᵉ ce week-end et la n° 36 a fini à la 10ᵉ place. Un résultat solide pour l’écurie française qui a fait une course sans erreur.
Philippe Sinault, le directeur de l’écurie, confie à l’arrivée de la course que :
« On n’a pas fait de bêtise, on a déroulé notre plan tel que prévu. Mais on a été un peu en délicatesse avec les freins, et c’est la clé de la confiance pour les pilotes.
Globalement, on n’a pas pris de risques, mais ça n’aurait servi à rien, il y avait un tel écart. Le rythme imprimé par Toyota, Cadillac, BMW était impressionnant. Ils ont compris un truc qu’on n’a pas encore compris. »« Je crois que le cœur de chacun d’entre nous restera bleu. »
Duqeuine Team proche de la victoire
La LMP2 du Duqueine Team pilotée par Doriane Pin, Julien Andlauer et Richard Verschoor a connu un problème mécanique à seulement 3 h 20 de la fin de la course. À ce moment, l’équipage occupait la deuxième place en catégorie LMP2. L’équipage a dû abandonner la course suite à un problème de frein. La Duqueine n° 30 était l’une des prétendantes à la victoire avant leur problème.
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Sur ses réseaux sociaux, « Pocket Rocket » déclare :
« Diriger la course pendant plus de 20 heures et ensuite la perdre à cause d’une panne mécanique avec seulement 3 heures restantes… ça fait mal. »
« Mais au-delà du résultat final, nous nous souviendrons du travail incroyable de l’équipe, de la voiture incroyable que nous avions, et de chaque tour passé à lutter à l’avant. »
« Il y a beaucoup de choses dont être fier, et beaucoup de choses à apprendre. Nous emporterons les deux avec nous et reviendrons plus forts. »
« Merci à l’équipe entière, mes coéquipiers, et tous ceux qui nous ont soutenus en chemin. »
Doublé d’Inter Europol Competition
L’écurie polonaise a réalisé le doublé en catégorie LMP2. La n° 43 enchaîne une deuxième victoire consécutive aux 24 heures du Mans avec Jakub Smiechowski, Tom Dillmann et Nicholas Yelloly. La n° 343 finit sur la deuxième marche du podium. Un Français était à bord de cette LMP2 : Reshad de Gérus, qui était accompagné par Bijoy Garg, Nico Müller.
L’écurie d’Olivier Panis (Forestier Racing by Panis) finit à la troisième place avec Louis Rousset, Oliver Gray et Esteban Masson. À notre micro, ce dernier explique :
« Deuxième podium en deux ans, assez frustrant parce qu’en LMP2 on vient vraiment pour gagner. De finir 2ᵉ et 3ᵉ les deux dernières années, on passe vraiment pas loin (de la victoire), donc c’est un peu frustrant. On a bien profité du podium et ça donne encore plus envie de revenir et de gagner. »
Une course difficile pour les Porsche
Cette année, seulement deux Porsche étaient engagées en LMGT3. En effet, en fin d’année 2025, l’écurie Allmemande a mis fin à son programme en Hypercar pour le championnat du monde d’endurance. La n° 92 de Yasser Shahin, Riccardo Pera et Richard Lietz a terminé ses 24 Heures du Mans à la 13ᵉ position en catégorie LMGT3.
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La n° 91 a percuté le mur à la sortie de la chicane Daytona le dimanche dans la matinée. C’était le Turc Ayhancan Güven qui pilotait au moment où l’incident est survenu. Malgré la violence de l’accident, le pilote s’en sort indemne.
Résultat Hypercar des 24 heures du Mans
Hypercar :
- 1ᵉʳ : Toyota n°7
- 2ᵉ : BMW n°20
- 3ᵉ : Toyota n°8
- 4ᵉ : Cadillac n°12
- 5ᵉ : Ferrari n°51
- 6ᵉ : Alpine n°35
- 7ᵉ : AF Corse n°83
- 8ᵉ : Aston Martin n°007
- 9ᵉ : Cadillac n°101
- 10ᵉ : Alpine n°36
- 11ᵉ : Peugeot n°94
- 12ᵉ : Peugeot n°93
- 13ᵉ : Genesis n°19
- 14ᵉ : Aston Martin n°009
- DNF : Ferrari n°50
- DNF : BMW n°15
- DNF : Genesis n°17
- DNF : Cadillac n°38
Le classement final en LMP2 et LMGT3
LMP2 :
- 1ᵉʳ : Inter Europol Competition n° 43
- 2ᵉ : Inter Europol Competition n° 343
- 3ᵉ : Forestier Racing by Panis n° 29
- 4ᵉ : Vector Sport n° 26
- 5ᵉ : CLX Motorsport n° 37
- 6ᵉ : IDEC Sport n° 28
- 7ᵉ : CrowdStrike Racing by APR n° 4
- 8ᵉ : United Autosports n° 22
- 9ᵉ : AF Corse n° 183
- 10ᵉ : AO by TF n° 99
- 11ᵉ : Proton Competition n° 9
- 12ᵉ : Algarve Pro Racing n° 25
- 13ᵉ : TDS Racing n° 14
- 14ᵉ : Proton Competition n° 44
- 15ᵉ : United Autosports n° 222
- 16ᵉ : RD Limited n° 48
- 17ᵉ : DKR Engineering n° 3
- 18ᵉ : Nielsen Racing n° 24
- DNF : Duqueine Team n° 30
LMGT3 :
- 1ᵉʳ : TF Sport n° 33
- 2ᵉ : Akkodis ASP Team n° 78
- 3ᵉ : Heart of Racing Team n° 23
- 4ᵉ : Akkodis ASP Team n° 87
- 5ᵉ : Vista AF Corse n° 21
- 6ᵉ : Racing Team Turkey by TF n° 34
- 7ᵉ : Team WRT n° 32
- 8ᵉ : Richard Mille AF Corse n° 150
- 9ᵉ : Kessel Racing n° 74
- 10ᵉ : Kessel Racing n° 57
- 11ᵉ : Racing Spirit of Léman n° 59
- 12ᵉ : Garage 59 n° 10
- 13ᵉ : The Bend Manthey n° 92
- 14ᵉ : TF Sport n° 2
- 15ᵉ : Garage 59 n° 58
- 16ᵉ : Team Qatar by Iron Lynx n° 62
- 17ᵉ : Proton Competition n° 88
- DNF : Heart of Racing Team n° 27
- DNF : Team WRT n° 69
- DNF : Manthey DK Engineering n° 91
- DNF : Proton Competition n° 77
- DNF : Iron Lynx n° 79
- DNF : Vista AF Corse n° 54
- DNF : Iron Lynx n° 61
- DNF : 13 Autosport n° 13
Les classements constructeurs et pilotes Hypercar
Constructeur :
- Toyota – 132 pts
- BMW – 96 pts
- Ferrari – 62 pts
- Alpine – 38 pts
- Cadillac – 32 pts
- Aston Martin – 26 pts
- Peugeot – 15 pts
- Genesis – 6 pts
Pilotes :
- Kamui Kobayashi, Mike Conway, Nyck de Vries – 75 points
- René Rast, Robin Frijns – 71 pts
- Sheldon van der Linde – 61 pts
- Brendon Hartley, Ryo Hirakawa, Sébastien Buemi – 56 pts
- Alessandro Pier Guidi, Antonio Giovinazzi, James Calado – 39 pts
- António Félix da Costa, Charles Milesi, Ferdinand Habsburg – 28 pts
- Louis Delétrax, Norman Nato, Will Stevens – 26 pts
- Kevin Magnussen, Raffaele Marciello – 25 pts
- Antonio Fuoco, Miguel Molina, Nicklas Nielsen – 23 pts
- Harry Tincknell, Tom Gamble – 22 pts
- Philip Hanson, Robert Kubica, Yifei Ye – 21 pts
- Dries Vanthoor – 19 pts
- Ross Gunn – 8 pts
- Nick Cassidy, Paul di Resta, Stoffel Vandoorne – 6 pts
- André Lotterer, Luis Felipe Derani, Mathys Jaubert – 4 pts
- Earl Bamber, Sébastien Bourdais – 4 pts
- Frédéric Makowiecki, Jules Gounon, Victor Martins – 4 pts
- Loïc Duval, Malthe Jakobsen, Théo Pourchaire – 3 pts
- Daniel Juncadella, Mathieu Jaminet, Paul-Loup Chatin – 0 pt
- Alex Riberas, Marco Sørensen – 0 pt
- Roman de Angelis – 0 pt
- Jack Aitken – 0 pt
Les classements équipes et pilotes LMGT3
Équipes :
- TF Sport n° 33 – 72 points
- Vista AF Corse n° 21 – 40 pts
- Akkodis ASP Team n° 78 – 37 pts
- Garage 59 n° 10 – 34 pts
- The Bend Manthey n° 92 – 34 pts
- Heart of Racing Team n° 23 – 32 pts
- Akkodis ASP Team n° 87 – 32 pts
- Team WRT n° 69 – 25 pts
- Team WRT n° 32 – 22 pts
- Heart of Racing Team n° 27 – 19 pts
- Manthey DK Engineering n° 91 – 18 pts
- Garage 59 n° 58 – 18 pts
- Racing Team Turkey by TF n° 34 – 18 pts
- Proton Competition n° 88 – 4 pts
- Proton Competition n° 77 – 1 pt
- Iron Lynx n° 61 – 1 pt
- Vista AF Corse n° 54 – 0 pt
- Iron Lynx n° 79 – 0 pt
Pilotes :
- Jonny Edgar, Nicky Catsburg – 72 points
- Ben Keating – 50 pts
- Alessio Rovera, François Hériau, Simon Mann – 40 pts
- Hadrien David, Tom van Rompuy – 37 pts
- Jack Hawksworth – 36 pts
- Antares Au, Marvin Kirchhöfer, Thomas Fleming – 34 pts
- Riccardo Pera, Richard Lietz, Yasser Shahin – 34 pts
- Gray Newell, Jonny Adam – 32 pts
- Clemens Schmid, José María López, Petru Umbrarescu – 32 pts
- Eduardo Barrichello – 30 pts
- Anthony McIntosh, Daniel Harper, Parker Thompson – 25 pts
- Blake McDonald – 22 pts
- Augusto Farfus, Darren Leung, Sean Gelael – 22 pts
- Ian James, Mattia Drudi, Zacharie Robichon – 19 pts
- Ayhancan Güven, James Cottingham, Timur Boguslavskiy – 18 pts
- Alexander West, Benjamin Goethe, Finn Gehrsitz – 18 pts
- Charlie Eastwood, Peter Dempsey, Salih Yoluç – 18 pts
- Giammarco Levorato, Logan Sargeant, Stefano Gattuso – 4 pts
- Kobe Pauwels – 2 pts
- Ben Tuck, Eric Powell, Sebastian Priaulx – 1 pt
- Martin Berry, Maxime Martin, Rui Andrade – 1 pt
- Esteban Masson – 1 pt
- Davide Rigon, Francesco Castellacci, Thomas Flohr – 0 pt
- Johannes Zelger, Lin Hodenius, Matteo Cressoni – 0 pt









